Islam-science

Forum sur l'échange des connaissances, où l'on peut trouver la réponse aux questions que l'on se pose.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Tome 1, Titre 2 : De la foi

Aller en bas 
AuteurMessage
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Tome 1, Titre 2 : De la foi   Jeu 24 Juil - 9:24

CHAPITRE 1.---De la foi.

De ces paroles du Prophète :"L'Islam est fondé sur cinq choses. Il comporte à la fois acte et parole ; il est susceptible d'augmenter ou de diminuer. --- Le Très-Haut a dit :"...afin qu'ils ajoutent une foi nouvelle à leur foi" (sourate 48: la Victoire éclatante, verset 4).
---"...nous leur avions en outre donné la bonne direction" (sourate 18 : la Caverne, verset 13). --- "A ceux qui sont dans la bonne voie, Dieu accordera encore une nouvelle direction" (sourate 19: Marie, verset 76). --- "Dieu ajoutera une nouvelle direction à ceux suivant déjà la bonne voie et il leur donnera la piété" (sourate 47: Muhammed, verset 17). --- "...afin que la foi de ceux qui croient soit augmentée" (sourate 74: l'Enveloppé, verset 31)

De ces mots du Coran : "...De qui d'entre vous augmentera-t-elle (cette nouvelle sourate) la foi ? Elle accroîtra la foi de ceux qui ont cru" (sourate 9: le Repentir, verset 124).
De ces autres passages du Coran : on leur dit : [i]"Craignez-les, et cela a accru leur foi" [/i](sourate 3: la Famille d'Imran, verset 173). --- "...cela ne fit qu'augmenter leur foi et leur soumission à Dieu" (sourate 33: les Coalisés, verset 22).

L'amour en vue de Dieu ainsi que la haine en vue de Dieu font partie de la foi. 'Omar ibn 'Abdel'azîz écrivit à 'Ady ibn 'Ady : "Il y a dans la foi des devoirs, des dogmes, des choses prohibées et des pratiques recommandables. Quiconque suit exactement toutes ces prescriptions a la foi parfaite ; quiconque ne les suit pas intégralement n'a pas la foi parfaite. Si je vis, je vous expliquerai tout cela afin que vous le mettiez en pratique. Si je meurs, il ne me sera plus permis de rechercher votre société."
Abraham a dit : "...mais ce serait pour calmer les doutes de mon esprit" (sourate 2 : Al Baqarah, la Vache, verset 260).

Mo'adz a dit "Assieds-toi avec nous que nous fassions un instant oeuvre de foi."
Ibn-Mas'oud a dit : "La certitude c'est la foi tout entière".
Ibn-'Omar a dit : L'homme n'atteint la vraie piété qu'autant qu'il laisse de côté ce qui se trame dans son coeur."
El-Modjâhid au sujet du verset : "Il vous prescrit en matière de religion ce qu'il avait déjà recommandé à Noé..." (sourate 42: la Consultation, verset 12) donne l'explication suivante : "Ô Mohamed ! Nous avons prescrit à toi et à lui (Noé) une même religion."

1. Selon Ibn-'Omar, l'Envoyé de Dieu a dit : "L'Islam est établi sur cinq choses : la profession de foi qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu et que Mohamed est l'Envoyé de Dieu ; --- l'accomplissement de la prière ; --- le payement de la dîme ; --- le pèlerinage ; --- le jeûne de ramadân."


CHAPITRE 2. --- Des choses relatives à la foi et de ces mots du Coran :

"Ce n'est pas de la piété que de tourner le visage du côté de l'Orient ou du Couchant. Mais celui-là est pieux qui croit en Dieu, au jour du Jugement dernier, aux anges, au Livre, au Prophètes ; qui, pour l'amour de Dieu, donne de son bien à ses proches, aux orphelins, aux malheureux, aux voyageurs, aux mendiants, ou qui l'emploie au rachat des captifs ; qui accompli la prière, paye la dîme et remplit les engagements qu'il a contractés ; qui reste résigné dans l'adversité, la souffrance et aux jours de combat. Voilà les croyants sincères, voilà ceux qui craignent Dieu" (sourate 2:Al Baqarah, la Vache, verset 177).

"Bienheureux seront les croyants" (sourate 23: les Croyants, verset 1)

1. Selon Abou-Horaïra le Prophète a dit : "La foi comporte soixante et quelques branches : la réserve est une des branches de la foi.


CHAPITRE 3. ---Le vrai musulman est celui dont aucun des musulmans n'a à redouter ni la langue, ni la main

1. D'après 'Abdellah-ben-'Amr le Prophète a dit : "Le (vrai) musulman est celui dont aucun des musulmans n'a à redouter ni la langue, ni la main. Le (vrai) mohâdjir (émigrant) est celui qui fuit ce que Dieu lui a défendu."


CHAPITRE 4. --- Quel islam est le meilleur ?

1. D'après Abou-Mousa-El-Ach'ary, on demanda au Prophète quel était islam était le meilleur. "C'est, répondit-il, celui du fidèle dont les musulmans n'ont à redouter ni la main, ni la langue."


CHAPITRE 5. --- Donner à manger (à celui qui a faim) c'est de l'islam

1. 'Abdellah-ben-'Amr rapporte qu'un homme ayant demandé au Prophète ce qu'il y avait de mieux dans l'Islam, celui-ci répondit : "C'est de donner à manger (à ceux qui ont faim), de donner le salut, à ceux qu'on connaît et aussi à ceux qu'on ne connaît pas."


CHAPITRE 6. --- C'est faire acte de foi que de désirer pour son prochain ce qu'on désire pour soi-même

1. Selon Anas le Prophète a dit : "Aucun de vous n'aura vraiment la foi s'il ne désire pour son prochain ce qu'il désire pour lui-même."


CHAPITRE 7. --- Aimer le Prophète est un acte de foi

1. Suivant Abou-Haraïra l'Envoyé de Dieu a dit : "J'en jure par Celui qui tient mon être en son pouvoir, aucun de vous ne sera un (parfait) croyant à moins qu'il n'ait pour moi plus d'affection qu'il n'en a pour son père et pour ses enfants."


CHAPITRE 8. --- De la douceur de la foi

1. Anas-ben-Mâmik rapporte ces paroles du Prophète : "Trois choses, lorsqu'on les possède, font savourer la douceur de la foi : d'abord d'aimer Dieu et son Envoyé plus que tous les autres êtres ; en second lieu, si l'on aime quelqu'un de l'aimer seulement en vue de Dieu ; enfin de redouter de retourner à l'idolâtrie comme on redoute d'être précipité dans l'enfer."


CHAPITRE 9. --- C'est un signe de la foi d'aimer les Ansâr

1. Selon Anas le Prophète a dit : "C'est un signe de la foi que d'aimer les Ansâr ; c'est un signe d'hypocrisie que de les haïr."


CHAPITRE 10.

1. 'Obâda-ben-Es-Sâmit, qui était présent à l'affaire de Badr et qui fut un des délégués qui assistèrent à la nuit d'''Aqaba a rapporté ce qui suit :
"Tandis qu'il était entouré d'un certain nombre de ses compagnons, le Prophète nous dit : "Prêtez-moi serment de fidélité en me promettant de n'associer aucun être à Dieu, de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer vos enfants, de ne point produire de calomnie que vous aurez forgée en vous-mêmes, de ne point vous révolter contre ce qui est juste. Celui d'entre vous qui sera fidèle à cet engagement, Dieu se chargera de le récompenser ; celui qui ayant commis la moindre infraction à ce pacte aura été puni en ce monde, ce châtiment lui servira d'expiation. Quant à celui qui aura commis une infraction, puis qui aura été épargné en ce monde par Dieu, c'est à Dieu qu'il appartiendra de lui pardonner s'il le veut, de le punir s'il lui plaît."
"Ce fut dans ces conditions que nous prêtâmes serment de fidélité au Prophète."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 2 : De la foi   Jeu 24 Juil - 9:31

CHAPITRE 11. --- C'est un acte de religion que de fuir les troubles

1. Au dire d'Abou-Sa'îd-El-Khodry, le Prophète s'est exprimé ainsi : "Pour un musulman c'est presque la meilleure fortune que celle qui consiste à posséder un troupeau de moutons qu'il mène paître sur les cimes des montagnes et dans les lieux arrosés par la pluie. Il fuit ainsi avec sa religion loin des troubles."


CHAPITRE 12. --- Sur ces paroles du Prophète : "Je suis le plus instruit parmi vous au sujet de Dieu". La connaissance du bien et du mal est le fait de la conscience, ainsi que cela résulte de ce passage du Coran :
"...Mais il vous punira pour les oeuvres de vos consciences" (sourate 2 : Al Baqarah, la Vache ,verset 225)

1. 'Aïcha a dit : "Quand l'Envoyé de Dieu ordonnait quelque chose aux fidèles, il ne leur prescrivait que des choses dont ils étaient capables. Un jour les fidèles lui dirent : "Nous ne sommes pas dans la même situation que toi, Ô Envoyé de Dieu, puisque tes fautes passées et à venir te sont déjà pardonnées."
La colère du Prophète fut telle qu'elle apparut sur son visage, puis il répondit : "Celui de nous tous qui craint le plus Dieu et le connaît le mieux, c'est moi."


CHAPITRE 12. --- Avoir horreur d'un retour à l'idolâtrie comme on redoute d'être précipité en enfer, c'est un acte de la foi

1. Anas rapporte ces paroles du Prophète : "Trois choses, lorsqu'on les possède, font savourer la douceur de la foi : d'abord d'aimer Dieu et son Envoyé plus que tous les autres êtres ; en second lieu, si l'on aime quelqu'un, de l'aimer seulement en vue de Dieu ; enfin, de redouter de retourner à l'idolâtrie dont Dieu l'a retiré comme on redoute d'être précipité dans l'enfer."


CHAPITRE 14. --- De la supériorité relative à laquelle arriveront les Croyants à cause de leurs oeuvres

1. Abou-Sa'îd-El-Khodry rapporte ce dire du Prophète : "Ceux qui auront mérité le paradis y entreront ; les réprouvés iront en enfer." Dieu dira ensuite : "Que l'on fasse sortir de l'enfer ceux qui ont dans le coeur ne fût-ce que le poids d'un grain de moutarde de foi ! Alors on les fera sortir, bien qu'ils soient déjà calcinés ; puis on les jettera dans le fleuve d'eau de pluie --- ou dans le fleuve de la vie (Sorte de fontaine de Jouvence.)." Malik avait des doutes sur celle de ces deux expressions qui était la vraie ; --- "et aussitôt ils renaîtront. Tel le pourpier qui pousse au bord du torrent ; ne l'avez-vous pas vu faire éclore ses fleurs jaunes au milieu de ses entrelacs ?"

2. Suivant Abou-Sa'îd-El-Khodry, le Prophète a dit : "Tandis que je dormais, je vis défiler devant moi des gens vêtus de chemises ; chez les uns cette chemise descendait jusqu'aux reins, chez d'autres elle n'y atteignait même pas. Ensuite 'Omar-ben-El-Khattâb passa devant moi ; sa chemise traînait à terre. --- Et quelle interprétation donnez-vous à ce vêtement, demanda-t-on au Prophète ? ---Il représentait la religion" répondit-il.


CHAPITRE 15. --- La réserve fait partie de la foi

1. 'Abdallah-ben-'Omar rapporte que le Prophète passant auprès d'un Ansâr qui sermonnait son frère à propos de sa réserve, s'écria : "Laisse-le tranquille ; la réserve fait partie de la foi !"


CHAPITRE 16. --- "S'ils se convertissent (les idolâtres), s'ils accomplissent les prières et qu'ils payent la dîme, laissez-les en paix" (sourate 9: le Repentir, verset 5)

1. Suivant Ibn-'Omar l'Envoyé de Dieu a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens (idolâtres) sans relâche jusqu'à ce qu'ils professent qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu et que Mohamed est l'Envoyé de Dieu ; qu'ils accomplissent la prière et qu'ils payent la dîme. Le jour où ils feront tout cela, leurs vies et leurs biens seront respectés par moi, sauf quand l'islam permettra d'y porter atteinte. Pour le reste ils ne devront de comptes qu'à Dieu."


CHAPITRE 17. --- Au sujet de ceux qui disent que la foi consiste en oeuvres se fondant sur ces mots du Coran : "Voici le Paradis que vous hériterez pour prix de ce que vous aurez pratiqué" (sourate 43: l'Ornement,verset 72)

Un certain nombre de docteurs estiment que dans ces mots : "Par ton Seigneur, nous leur demanderons compte à tous de ce qu'ils auront fait" (sourate 15: al Hijr, versets 92 et 93), il faut entendre "par ce qu'ils auront fait" la profession de foi : Il n'y a d'autre divinité que Dieu. Dieu a dit encore : "Pour mériter un pareil sort, que les pratiquants se mettent à l'oeuvre" (sourate 37: les Rangées, verset 61).

1. D'après Abou-Horaïra on questionna le Prophète pour savoir quelle était l'oeuvre la plus méritoire. "C'est, répondit-il , la foi en Dieu et en son Prophète. --- Et après cela ? lui dit-on. --- La guerre sainte pour la cause de Dieu, ajouta-t-il. ---Et ensuite ? demanda-t-on encore. --- Un pélerinage pieusement accompli" répliqua-t-il.


CHAPITRE 18. --- Du cas où l'Islam n'est pas sincère, où on l'a embrassé pour obtenir la paix ou par crainte d'être mis à mort. --- De ce verset du Coran : "Les Arabes (la forme du mot indique qu'il s'agit des nomades) disent : Nous croyons. Réponds-leur : Non, vous n'êtes pas croyants, mais dites plutôt : nous avons fait acte d'islam...(sourate 49: les Appartements, verset 14). ---

Quand l'Islam est sincère il doit être tel que l'a décrit le Coran : "La religion vraie aux yeux de Dieu est l'Islam..." (sourate 3: la Famille d'Imran, verset 19) ou encore : "Quiconque recherchera une autre religion que l'Islam, sa religion ne sera pas agréée..." (sourate 3: la Famille d'Imran, verset 85)

1. Voici ce qu'a rapporté Sa'd-ben-Abou-Waqqâs au sujet du Prophète, auprès duquel il était assis, un jour que celui-ci venait de faire quelques dons à une troupe de gens :
"L'Envoyé de Dieu avait négligé de donner à un de ces hommes qui me paraissait le plus méritant : "Pourquoi négliges-tu un tel ? demandai-je au Prophète ; par Dieu ! je vois en lui un vrai croyant. --- Un musulman, veux-tu dire" répliqua Mohamed.

Je me tus un instant, puis, ne pouvant me contenir, sûr que j'étais de mon fait, je dis pour la seconde fois au Prophète : "Pourquoi négliges-tu un tel ?" Par Dieu ! je vois en lui un vrai croyant. --- Un "musulman" reprit le Prophète (On mérite le nom de musulman en faisant extérieurement acte d'adhésion à l'islam. Quant à la foi, elle est "l'oeuvre du coeur" et, par son caractère profondément intime, elle échappe à l'appréciation des hommes. Prononcer catégoriquement qu'un individu est "croyant" n'est permis qu'à Dieu.)
Je gardai le silence de nouveau un instant, puis, ne pouvant me contenir, sûr que j'étais de mon fait, je réitérai ma question une troisième fois. Ô Sa'd, me dit alors Mohamed, si je donne à certains hommes, alors qu'il en est d'autres que j'aime mieux, c'est dans la crainte que Dieu ne précipite les premiers en enfer."


CHAPITRE 19. --- Le salut est un acte de l'Islam. 'Ammâr a dit : Il est trois choses qui, réunies chez la même personne, constituent la foi complète : s'imposer le devoir d'être juste ; prodiguer à tout le monde le salut ; subvenir à l'entretien d'autrui quand soi-même on est pauvre

1. 'Abdallah-ben-'Amr rapporte qu'un homme ayant demandé à l'Envoyé de Dieu ce qu'il y avait de mieux dans l'Islam, celui-ci répondit : "C'est de donner à manger (à ceux qui ont faim) et de donner le salut à ceux qu'on connaît et aussi à ceux qu'on ne connaît pas."

CHAPITRE 20. --- De l'ingratitude envers l'époux. L'ingratitude peut être plus ou moins grande. --- Une tradition du Prophète rapportée par Abou-Sa'îd est relative à cette question

1. D'après Ibn-'Abbâs le Prophète dit un jour : "L'enfer m'est apparu en songe et j'ai constaté qu'il était surtout peuplé de femmes qui s'étaient montrées ingrates. --- Est-ce envers Dieu qu'elles avaient été ingrates ? lui demanda-t-on. --- C'est envers leurs maris qu'elles avaient fait preuve d'ingratitude, répondit-il ; elles avaient méconnu les bienfaits qu'elles en avaient reçu. Quand toute votre vie vous auriez comblé une femme de vos bontés et qu'à un moment elle trouve la moindre des choses à reprendre en vous elle vous dira : Jamais tu ne m'as fait aucun bien."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 2 : De la foi   Jeu 24 Juil - 9:37

CHAPITRE 21. --- Les péchés sont un reste des temps antéislamiques :
aucun d'eux, sauf le cas du polythéisme, ne met en état d'infidélité conformément à ces paroles du Prophète : "Tu es un homme en qui il y a un reste de sentiments antéislamiques." et à ces mots du Coran : "Dieu ne pardonne pas qu'on lui associe d'autres êtres ; il pardonnera à qui lui plaira tout hormis cela..." (sourate 4: les Femmes, verset 48 )

1. Al-Ma'rour a dit : "Je rencontrai Abou-Dzarr à Er-Rabadza (Localité à 3 milles de Médine dans la direction de la Mecque.). Il était vêtu d'un vêtement (costume tout neuf, de belle qualité, formé, soit de deux pièces soit de trois, gilet et tunique, ou gilet, tunique et manteau.) double ainsi que son serviteur. Comme je le questionnai sur cette similitude de vêtements, il me répondit : "Un jour j'avais fait affront à un homme en l'injuriant à propos de sa mère. Le Prophète me dit alors : Abou-Dzarr tu injuries un tel à propos de sa mère ; tu es donc un homme en qui il y a un reste de sentiments antéislamiques. Ce sont vos frères ces serviteurs que Dieu a placés sous votre autorité. Quiconque est maître de son frère lui doit donner à manger de ce qu'il mange lui-même et doit l'habiller comme il s'habille lui-même. N'imposez point à vos serviteurs ce qui est au-dessus de leurs forces, et s'il vous arrive de le faire venez-leur en aide."


CHAPITRE 22. --- De ces mots du Coran : "Si deux troupes de Croyants se livrent combat faites qu'elles concluent la paix..." (sourate 49: les Appartements, verset 9).
Dieu s'est servi ici du mot : Croyants

1. Al-Ahnaf-ben-Qaïs rapporte ce qui suit : "J'étais parti pour prêter secours à cet homme ('Ali-ben-Abou-Tâlib à la journée dite du "chameau") quand Abou-Bekra me rencontra et me dit : "Où vas-tu ? --- Prêter secours à cet homme. --- Reviens sur tes pas, me répondit-il, car j'ai entendu le Prophète dire : "Quand deux musulmans, le sabre à la main, se jettent l'un sur l'autre, meurtrier et victime iront tous deux en enfer" Et comme je répliquais au Prophète : "Bien pour le meurtrier ; mais pour la victime ?" Il me répondit : "Ce dernier voulait lui aussi tuer son adversaire."


CHAPITRE 23. --- Il y a des iniquités moindres que d'autres

1. Voici ce qu'a rapporté 'Abdallah-ben-Mas'oud : "Quand fut révélé le verset : "Ceux-là qui croient, et qui n'ont point recouvert une iniquité (c'est-à-dire, selon les commentateurs : "Ceux dont la foi n'aura pas été entachée de polythéisme") du vêtement de leur foi, auront la sécurité ; c'est eux qui seront dans la bonne voie" , les compagnons du Prophète lui dirent : Quel est, parmi vous, celui qui n'a pas commis d'iniquité ? Ce fut alors que Dieu révéla ce verset : "...le polythéisme voilà la grande iniquité" (sourate 31: Luqman, verset 13).


CHAPITRE 24. --- Des signes distinctifs de l'hypocrite

1. Selon Abou-Horaïra le Prophète a dit : "Trois choses caractérisent l'hypocrite : quand il parle, il ment ; s'il fait une promesse il ne la tient pas ; lorsqu'on met en lui sa confiance il la trahit."

2. 'Abdallah-ben-'Amr rapporte que le Prophète a dit : "Quatre choses, lorsqu'elles se rencontrent chez un individu en un parfait hypocrite. Celui chez qui se trouve une seule de ces quatre choses sera atteint d'hypocrisie jusqu'au moment où il s'en sera débarrassé. Voici les quatre choses : Trahir la confiance que l'on a inspirée ; mentir quand on parle ; manquer à l'engagement pris ; être de mauvaise foi lorsqu'on discute."


CHAPITRE 25. --- Se tenir en prières durant la nuit du destin est un acte de foi

1. D'après Abou-Horaïra, l'Envoyé de Dieu a dit : "Quiconque se tiendra en prières durant la nuit du destin, avec une foi sincère et en vue de Dieu seul, obtiendra le pardon de ses fautes passées."


CHAPITRE 26. --- La guerre sainte est un acte de foi

1. Selon Abou-Horaïra, le Prophète a dit : "Dieu saura gré à quiconque partira en guerre en vue de lui plaire et qui n'aura d'autre but en partant que de lui prouver sa foi et d'affirmer qu'il croit en ses envoyés. Il le fera revenir ensuite avec la récompense qu'il aura gagnée ou avec le butin conquis, ou bien il le fera entrer dans le paradis. Si ce n'était ma compassion pour mon peuple, je ne me tiendrais pas ainsi en arrière des troupes et je voudrais au contraire être tué pour la gloire de Dieu, ressusciter ensuite pour être tué de nouveau et rappelé à la vie une autre fois pour être tué encore après cela."


CHAPITRE 27. --- Accomplir des prières surérogatoires pendant le Ramadân est un acte de foi

1. Abou-Horaïra a rapporté ces paroles du Prophète : "Quiconque se tiendra en prières pendant le Ramadân et le fera avec une foi sincère et en toute pureté d'intention, Dieu lui pardonnera ses fautes passées."


CHAPITRE 28. --- Jeûner pendant le Ramadân en vue de Dieu seul c'est faire acte de foi

1. D'après Abou-Horaïra le Prophète a dit :"Quiconque jeûnera pendant le ramadân et le fera avec une foi sincère et en vue de Dieu seul, ses fautes passées lui seront pardonnées."


CHAPITRE 29. --- La religion (musulmane) est facile à pratiquer. De ces paroles du Prophète : "La religion que Dieu préfère c'est la religion hanifienne (Par hanifienne, il faut entendre, disent les commentateurs, la religion qui s'écarte de l'erreur et se rapproche de la vérité. Avant l'islamisme, le mot HANIFE désignait tout individu qui pratiquait la circoncision et faisait le pèlerinage de la Mecque, ces deux actes constituant, suivant les Arabes, les deux pratiques fondamentales de la religion d'Abraham. Au début de l'islamisme, les Arabes continuèrent à se servir du HANIFE pour désigner les musulmans qui leur semblaient être revenus à la religion d'Abraham.) de pratique facile"

1. Selon Abou-Horaïra ; le Prophète a dit : "La religion en principe est de pratique facile. Que personne ne cherche à être trop rigoureux dans l'observance de la religion sinon il succombera à la tâche. En conséquence restez dans un juste milieu en cherchant à vous rapprocher de la perfection. Ayez bon espoir et appelez à votre aide la prière le matin, le soir et un peu aussi pendant la nuit."


CHAPITRE 30. --- La prière est un acte de foi. De ces mots du Coran : "...Ce n'est pas Dieu qui vous fera perdre le fruit de votre foi..." (sourate 2: Al Baqarah, la vache, verset 143), c'est-à-dire les prières que vous avez faites auprès du Temple

1. Voici ce que rapporte Al-Barâ : "Aux premiers temps de son arrivée à Médine, le Prophète logea chez ses grands-parents ou, suivant d'autres, chez ceux des Ansâr qui lui étaient apparentés du côté maternel. Durant seize ou dix-sept mois, il fit la prière en se dirigeant vers le temple de Jérusalem, bien qu'il eût préféré se tourner du côté du Temple (de la Mecque). La première prière qu'il fit dans cette seconde direction fut une prière de l'après-midi. Un des fidèles du groupe qui venait de prier avec lui passa, en s'en allant, auprès d'un oratoire où d'autres fidèles étaient dans l'attitude de la prière : "Je jure par Dieu, leur dit-il, que je viens de prier avec l'Envoyé de Dieu et que nous étions tournés vers la Mecque." Aussitôt ces gens, tout en conservant la même attitude, se tournèrent vers la Ka'ba.

"Juifs et chrétiens avaient vu avec plaisir que le Prophète se tournât, pour la prière, du côté du temple de Jérusalem ; aussi, quand ils virent qu'il prenait maintenant comme direction la Ka'ba, ils le lui reprochèrent."

El-Barâ a dit encore : "Certains fidèles étaient morts avant que la Qibla eût été changée. Ces musulmans, qui avaient été tués en combattant, nous ne savions que penser de leur sort quand Dieu révéla ce verset : "...Ce n'est pas Dieu qui vous fera perdre le fruit de votre foi..." (sourate 2: Al Baqarah, la vache, verset 143).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 2 : De la foi   Jeu 24 Juil - 10:14

CHAPITRE 31. --- De l'homme devenu bon musulman

1. Abou-Sa'îd-El-Khodry a entendu l'Envoyé de Dieu dire : "Tout homme qui embrasse l'islamisme et devient bon musulman, Dieu lui pardonnera toutes ses fautes passées. Pour les actions qui suivront, le compte en sera ainsi réglé : chaque bonne oeuvre sera affectée d'un coefficient allant de dix à sept cents (Chaque action des hommes, au jour du Jugement dernier, sera évaluée en poids et c'est ce poids qui sera multiplié par le coefficient indiqué ici.). La mauvaise action ne sera comptée que pour sa valeur propre et il se peut même que Dieu la laisse complètement de côté."

2. Selon Abou-Horaïra, l'Envoyé de Dieu a dit : "Tout homme qui embrasse l'islamisme et devient bon musulman, chacune des bonnes actions qu'il fera sera affectée d'un coefficient allant de dix à sept cents et chacune de ses mauvaises actions lui sera comptée pour sa valeur propre."


CHAPITRE 32. --- Le culte qui plaît à Dieu est celui qui persiste le plus longtemps.

1. 'Aïcha rapporte que le Prophète entra un jour chez elle alors qu'une femme s'y trouvait. "Qui est-ce ? demanda Mohamed. --- Un telle, répondit 'Aïcha ; puis elle énuméra toutes les prières que cette femme faisait. --- Assez s'écria le Prophète. Vous ne devez que ce qui est dans la mesure de vos forces. Par Dieu ! Le Très-Haut ne se fatiguera pas de vous entendre avant que ne vous soyez fatigués vous-mêmes. Le culte qui plaît le plus à Dieu, c'est celui que le fidèle peut persister longtemps à lui rendre."


CHAPITRE 33. --- De l'accroissement de la foi et de sa diminution. -- Des paroles du Coran : "...et nous avons accru leur orthodoxie" (sourate 18: Al Kahf, la caverne, verset 14). --- "...afin que ceux qui ont cru aient une foi plus grande" (sourate 74: Al Muddathir, l'Enveloppé, verset 31). --- "Aujourd'hui, j'ai parfait votre religion..." (sourate 5: Al Maidah, la Table Servie, verset 3). Si on néglige quelque chose de la foi complète il y a donc la foi incomplète.

1. D'après Anas, le Prophète a dit : Sortira de l'enfer, quiconque aura dit : il n'y a d'autre divinité que Dieu et qui aura dans le coeur le poids d'un grain d'orge de bien. Sortira de l'enfer, quiconque aura dit : il n'y a pas d'autre divinité que Dieu et qui aura dans le coeur le poids d'un grain de froment de bien. Sortira de l'enfer, quiconque aura dit : il n'y a d'autre divinité que Dieu et qui aura dans le coeur le poids d'un atome de bien."

2. 'Omar-ben-El-Khattâb rapporte qu'un homme d'entre les juifs lui dit : "Ô prince des Croyants, il est dans votre livre sacré un verset que vous récitez ; si ce verset nous avait été révélé à nous, peuple juif, nous eussions sûrement pris le jour où il a été révélé comme un jour de fête. --- Quel est ce verset demanda 'Omar. --- Le voici, répondit le juif : "Aujourd'hui, j'ai parfait votre religion et mis le comble à mes bienfaits pour vous. J'ai choisi pour vous l'Islam comme religion" (sourate 5: Al Maidah, la Table Servie, verset 5). --- Nous connaissons, reprit 'Omar, et le jour et le lieu où ce verset fut révélé au Prophète : c'était un vendredi pendant qu'il était à 'Arafa."


CHAPITRE 34. --- La dîme est un des actes de l'Islam. -- De ces mots du Coran : "On ne leur a ordonné, sinon d'adorer Dieu, de rendre à lui seul un culte, d'être hanîf, de pratiquer la prière et de payer la dîme : telle est la religion des orthodoxes" (sourate 98: Al Bayinah, la Preuve, verset 5).

1. Talha-ben-'Obaïd-Allah a rapporté ceci : "Un homme des habitants du Nedjd, les cheveux en désordre, vint trouver le Prophète. Nous entendions tout d'abord le bruit de la voix de cet homme sans comprendre ce qu'il disait. Quand il se fut approché, nous nous aperçûmes qu'il interrogeait l'Envoyé de Dieu au sujet de l'Islam et que celui-ci lui répondait : "Cinq prière pendant le jour et la nuit. --- En dois-je faire encore d'autres ? demanda l'homme. --- Non, à moins que tu ne veuilles faire oeuvre surérogatoire. --- Il y a aussi le jeûne de ramadhan, reprit le Prophète. --- En dois-je faire d'autres ? ajouta l'homme. --- Non, à moins de vouloir faire oeuvre surérogatoire, dit le Prophète qui parla alors de la dîme. --- Dois-je payer autre chose ? répartit l'homme. --- Non, à moins de vouloir faire oeuvre surérogatoire, répéta le Prophète." Alors l'homme s'en retourna en disant : "Par Dieu ! je ne ferai rien de plus ni rien de moins." Le Prophète dit alors : "Ce sera un bienheureux si ce qu'il a dit est sincère."


CHAPITRE 35. --- Suivre un convoi funèbre est un acte de foi.

1. D'après Abou-Horaïra, l'Envoyé de Dieu a dit : "Quiconque suivra le convoi funèbre d'un musulman comme acte de foi et par pur amour de Dieu, puis accompagnera le corps jusqu'à l'achèvement des prières et la mise en terre, recevra une double part de récompense, chacune de ces parts équivalant en poids à la montagne de Ohod. Celui qui s'en ira avant que le corps ne soit mis en terre ne profitera que de la moitié de cette récompense."


CHAPITRE 36. --- De la crainte qu'éprouve le croyant de perdre, sans s'en douter, le fruit de ses oeuvres.

Ibrahim-Et-Teimy a dit : "Jamais je n'ai mis en regard ce que je disais et ce que je pratiquais sans redouter d'être taxé de menteur."

Ibn-Abou-Molaïka disait : "J'ai connu trente des Compagnons du Prophète qui tous, sans exception, craignaient qu'on ne les accusât personnellement d'hypocrisie et pourtant, aucun d'eux n'aurait prétendu avoir la foi d'un Gabriel ou d'un Mikaël."

On rapporte, d'après Al-Hasan (El-Basry), qu'il disait : "Le vrai croyant la redoute (l'hypocrisie) ; seul l'hypocrite se croit à l'abri de ce danger."
On doit se garder de persévérer dans les luttes fratricides et dans la rébellion, sans vouloir se repentir, parce qu'il est dit dans le Coran : "...et qui n'ont point persévéré dans leurs actions quand ils ont su" 1.

Zéïd (ben-El-Hariths) a dit : "Comme j'interrogeai Abou-Waïl au sujet des Mordjiïtes (Les mordjiïtes estimaient que la foi consistait uniquement dans la croyance du coeur en sorte qu'on pouvait avoir la foi tout en commettant des actes répréhensibles. Pour plus de détails sur cette secte musulmane.), il me répondit : "Injurier un musulman, c'est faire acte d'impiété ; le combattre, c'est faire acte d'infidélité."

2. Selon 'Obâda-ben-Es-Sâmit, l'Envoyé de Dieu étant sorti pour annoncer quelle était la nuit du destin, deux hommes d'entre les musulmans se prirent de querelle à ce moment. "J'étais venu, dit alors le Prophète, pour vous parler de la nuit du destin, mais un tel et un tel s'étant pris de querelle, cela m'a fait oublier sa date, et il se peut que cette circonstance soit heureuse pour vous. Cherchez cette date entre les 26, 28 et 24 (du mois de ramadân).


CHAPITRE 37. --- Des questions adressées par l'ange Gabriel au Prophète au sujet de la foi, de l'Islam, de l'action de faire bien, de la connaissance de l'Heure dernière.
Comment le Prophète lui répondit, puis dit aux musulmans : "Gabriel est venu vous enseigner votre religion, et il a fait entrer tout cela dans votre religion." --- Des explications au sujet de la foi qui furent données par le Prophète à la députation des 'Abdelqaïs. --- De ces mots du Coran : "Quiconque recherche une religion en dehors de l'Islam ne la verra pas agréée par Dieu..." (sourate 3: la Famille d'Imran, verset 85).

1. Abou-Horaïra rapporte ceci : "Le Prophète s'étant un jour montré en public au peuple, un homme vint le trouver et lui dit : "Qu'est-ce que l'Islam ? (ou la foi) --- C'est, répondit-il, croire en Dieu, à ses anges, à l'autre vie, aux prophètes et à la Résurrection. --- Et qu'est-ce que l'Islam ? reprit l'homme. --- L'Islam, dit le Prophète, c'est le fait d'adorer Dieu, de ne point lui donner d'associés, de pratiquer la prière, de payer la dîme légale, de jeûner pendant le ramadân. --- Qu'est-ce que bien faire ? ajouta l'homme. --- C'est, répliqua Mohamed, adorer Dieu comme si on le voyait. Si vous ne le voyez pas, lui certes vous voit. --- Quand aura lieu l'Heure suprême ? reprit l'homme. --- Celui qui est interrogé sur ce point n'en sait pas plus que celui qui interroge. Ce que je vais te dire, c'est que les signes suivants annonceront sa venue : la fille esclave enfantera son maître ; les obscurs pasteurs de chameaux se vautreront dans les palais. Cette Heure est une des cinq choses que Dieu Seul connaît." Ensuite le Prophète récita ce verset : "Certes Dieu a par devers lui la connaissance de l'Heure..." (sourate 31: Luqman, verset 34).
L'homme s'éloigna alors et comme le Prophète ordonnait de le faire revenir, on n'en retrouva pas la moindre trace. "Cet homme, dit le Prophète, c'est Gabriel ; il est venu enseigner aux hommes leur religion."

El-Bokhâri ajoute : "A tout cela, le Prophète assigna la valeur d'articles de foi."


CHAPITRE 38. --- Abou-Sofyân a rapporté que Héraclius lui dit : "Je t'ai demandé s'ils augmentaient en nombre ou s'ils diminuaient et tu m'as répondu qu'ils allaient en augmentant. Or, c'est bien là le propre de la foi de croître jusqu'à sa complète évolution. Je t'ai demandé si quelques-uns d'entre eux après avoir embrassé la foi s'en détournaient avec horreur et la reniaient, et tu m'as répondu que non. Et c'est bien ainsi qu'agit la foi : quand sa grâce pénètre dans les coeurs, personne ne la renie."


CHAPITRE 39. --- Du mérite de celui qui, par scrupule, s'abstient de certaines choses à cause de sa religion.

1. No'mân-ben-Bâchir rapporte qu'il a entendu le Prophète s'exprimer ainsi : "Ce qui est licite est de toute évidence ; ce qui est illicite l'est également. Mais entre ces deux catégories, il y a des choses sur lesquelles on peut avoir des doutes et que peu de personnes sont capables de discerner. En conséquence, que celui qui redoute de faire une chose douteuse s'en abstienne pour son honneur et pour sa religion. Celui qui tombe dans les actions douteuses est semblable au berger qui fait paître aux alentours d'un enclos réservé (Sur les terrains réservés où on laisse repousser l'herbe encore aujourd'hui en Arabie) ; il est bien près d'y pénétrer, n'est-ce pas ? ainsi, l'enclos réservé de Dieu lui-même sur sa terre, c'est ce qui contient tout ce qu'il a prohibé. Dans le corps de l'homme, il existe une bouchée de chair ; si ce bout de chair est sain, le corps tout entier a la santé ; s'il est malade, tout le corps se corrompt, n'est-ce pas ? Eh bien ! ce morceau de chair c'est le coeur."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 2 : De la foi   Jeu 24 Juil - 10:25

CHAPITRE 40. --- Le payement du quint est un acte de foi.

1. D'après 'Abou-Djamra : "Je fréquentais Ibn-'Abbâs et il me faisait asseoir sur sa propre banquette. Un jour, il me dit : "Demeure avec moi, je t'assignerai une part de mon bien." Il y avait deux mois que je restais chez lui lorsqu'il me dit : "Quand une députation des 'Abdelqaïs vint trouver le Prophète, celui-ci demanda : "Qui sont ces gens ? --- ou : Quelle est cette députation ? --- Nous sommes des gens de Rebî'a. --- Qu'ils soient les bienvenus ! s'écria le Prophète, les gens --- ou les députés --- qui viennent sans y être contraints et sans regrets. --- Ô Envoyé de Dieu ! répondirent-ils, il nous est impossible de venir vers toi excepté durant un mois sacré, parce que entre toi et nous se trouve cette tribu de mécréants de la race de Modar. Ordonne-nous quelque prescription formelle que nous ferons connaître à ceux que nous avons laissés derrière nous, et qui fasse que nous entrions au Paradis."

Puis ils le questionnèrent au sujet des boissons. Mohamed leur prescrivit quatre choses et leur interdit quatre choses. Il leur enjoignit d'abord de ne croire qu'en Dieu et ensuite il ajouta : "Savez-vous ce que c'est que la foi en Dieu seul ? --- Dieu et son Envoyé, répondirent-ils, en savent plus que nous sur ce sujet. --- Eh bien, dit-il, cela consiste à déclarer qu'il n'y a pas d'autre divinité que Dieu et que Mohamed est l'Envoyé de Dieu".

Puis il leur ordonna de pratiquer la prière, de payer la dîme, de faire le jeûne du ramadân et de donner le quint du butin." Il leur interdit quatre choses, savoir : de se servir de jarres (les quatre sortes de récipients dont il est fait mention ici étaient destinés à contenir du vin ou des liqueurs fermentées.), de gourdes, de tonneaux de palmier et d'outres enduites de résine --- ou suivant d'autres, enduites de poix. --- Et il ajouta : "Retenez bien ces prescriptions et transmettez-les à ceux que vous avez derrière vous."


CHAPITRE 41. --- Au sujet des traditions : les actes ne valent que par l'intention. -- In spirées par l'amour de Dieu. -- A chaque homme il sera tenu compte de ses intentions. -- Ceci s'applique à la foi, à l'ablution, à la prière, à la dîme, au pèlerinage, au jeûne et aux actes juridiques. -- On trouve dans le Coran : "Dis : chacun agit selon sa voie..." (sourate 17: Al Isra, le Voyage Nocturne, verset 86), c'est-à-dire conformément à ses intentions. -- La dépense que l'homme fait pour l'entretien de sa famille par amour pour Dieu lui sera comptée comme aumône. -- Le Prophète a dit : "...Mais il reste la guerre sainte et l'intention."

1. 'Alqama-ben-Waqqâs rapporte que l'Envoyé de Dieu a dit : "Les actions ne valent que par les intentions." Il ne sera donc tenu compte à chaque homme que de ses intentions. Pour celui qui aura émigré en vue de Dieu et de son Envoyé, son émigration lui sera comptée pour Dieu et son Envoyé. Quant à celui qui aura émigré en vue de biens terrestres, ou afin de trouver une femme à épouser, l'émigration ne comptera que pour le but qui ara déterminé son voyage.

2. Selon Abou-Mas'oud, le Prophète a dit : "Lorsqu'un homme dépense pour l'entretien de sa famille et qu'il le fait par Amour pour Dieu, l'argent qu'il aura ainsi dépensé sera compté comme un aumône."

3. Sa'd-ben-Abou-Waqqâs a raconté que le Prophète a dit : "Tu ne dépenseras rien pour l'entretien des tiens sans en être récompensé si tu as eu en vue l'amour de Dieu. Tu seras même récompensé pour la bouchée que tu auras mise dans la bouche de ta femme."


CHAPITRE 42. --- De ces mots du Prophète : "La vraie religion consiste à être loyal envers Dieu, envers son Prophète, à l'égard des chefs de la communauté musulmane et de la communauté tout entière." -- De ce passage du Coran : "...pourvu qu'ils soient sincères envers Dieu et son Prophète" (sourate 9: At Tawbah, le Repentir, verset 91).

1. Djarîr-ben-'Abdallah rapporte ce qui suit : "J'ai prêté serment d'obéissance à l'Envoyé de Dieu en prenant l'engagement de pratiquer la prière, de payer la dîme et d'aider de mes bons conseils tout musulman."

2. Ziyâd-ben-'Ilâqa dit "J'ai entendu Djarîr-ben-'Abdallah raconter que, le jour de la mort d'El-Moghîra-ben-Cho'ba, après s'être levé, avoir loué et glorifié Dieu, il prononça les paroles suivantes : "Votre devoir est de craindre Dieu seul, qui n'a pas d'associé, d'être dignes et calmes jusqu'à ce qu'un nouveau gouverneur vienne, et il ne saurait tarder à venir." Ensuite, il ajouta : "Implorez le pardon divin pour votre gouverneur défunt ; car lui-même aimait à pardonner." Enfin, il termina ainsi : "Ces préliminaires terminés, je vous annonce que, jadis, j'allai trouver le Prophète et lui dis : Je viens prêter serment d'obéissance au titre de l'Islam. Il me prescrivit alors d'observer les principes fondamentaux de l'Islam et m'imposa en outre le devoir de bien conseiller chaque musulman. Je souscrivis à tout cela. Par le Seigneur de ce temple ! ce sont de sages conseils que je vous donne en ce moment." Ayant ensuite demandé pardon de ses fautes à Dieu, Djarîr descendit de la chaire."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 2 : De la foi   

Revenir en haut Aller en bas
 
Tome 1, Titre 2 : De la foi
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mémoires de Napoléon Bonaparte Tome I : La campagne d'Italie
» Un titre gratuit ( enseignement ou chant religieux )
» "Zen et Christianisme", le titre d'un ouvrage. J'ignorais...
» Des titres de romans fantasy?
» Mémoires de Napoléon - Tome 2, La campagne d'Egypte 1798-99

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Islam-science :: Islam : base de connaissance :: Sahih al Boukhari-
Sauter vers: