Islam-science

Forum sur l'échange des connaissances, où l'on peut trouver la réponse aux questions que l'on se pose.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Tome 1, Titre 4 : des ablutions

Aller en bas 
AuteurMessage
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:29

CHAPITRE 1. --- De ce qui est rapporté au sujet de ces mots du Coran
:


"Ô vous qui croyez, quand vous allez accomplir la prière, lavez-vous le
visage ainsi que les mains jusqu'aux coudes ; frottez-vous la tête
et les pieds jusqu'aux chevilles"
(sourate 5:al Ma'idah, verset 8 ) .

Al-Boukhâri ajoute : "Le Prophète a
expliqué que la prescription des ablutions était d'une fois pour
chaque partie du corps. Cependant il y procéda lui-même deux ou
trois fois pour chaque partie du corps sans dépasser le chiffre
trois. Les gens de science réprouvent l'exagération et aussi qu'on
fasse plus que ne faisait le Prophète lui-même."





CHAPITRE 2. --- La prière sans purification n'est pas agréée (de
Dieu).




    Abou-Horaïra
    rapporte que le Prophète a dit : "La prière de celui qui est
    victime d'une impureté accidentelle n'est agréée que s'il fait
    ses ablutions." Un homme de Hadramaut ayant demandé de quelle
    impureté il s'agissait, Abou-Horaïra répondit : "Une vesse
    ou un pet."


CHAPITRE 3. --- Du mérite des ablutions et de ceux qui, à la suite
de leurs ablutions, auront des marques brillantes au front et aux
mains.




    No'aïm-ben-El-Modjmir
    a dit : "Comme j'étais monté sur la terrasse de la mosquée
    (de Médine) en compagnie de Abou-Horaïra, celui-ci fit ses
    ablutions et dit : "J'ai entendu le Prophète prononcer ces
    paroles : "Lorsque les gens de mon peuple seront appelés au
    jour de la Résurrection, ils auront au front et aux mains des
    marques brillantes, traces de leurs ablutions. Que celui d'entre
    vous qui pourra agrandir ses marques brillantes, le fasse."


CHAPITRE 4. --- Pas d'ablutions en cas de doute : pour les faire,
attendre qu'on ait la certitude (qu'elles sont nécessaires).




L'oncle parternel de Temîm rapporte qu'un jour, devant l'Envoyé de Dieu, on
plaignit l'homme qui s'imaginait avoir commis quelque incongruité
pendant la prière. "Cet homme, répondit le Prophète, ne doit
pas interrompre sa prière --- ou, suivant d'autres, ne point la
cesser --- tant qu'il n'a entendu aucun bruit ni senti aucune odeur."




CHAPITRE 5. --- Du fait d'alléger les ablutions.



Ibn-'Abbâs rapporte que le Prophète dormit au point de ronfler, puis qu'il fit
la prière. --- Peut-être a-t-il dit : "il se coucha jusqu'à
ce qu'il ronflât, puis se leva et pria."




Ibn-'Abbâs a dit : "Comme je couchais une nuit chez ma tante maternelle
Maïmouna, le Prophète se leva pendant la nuit ; arrivé à un
certain moment de la nuit, l'Envoyé de Dieu se leva, fit des
ablutions légères avec l'eau d'une outre suspendues là ; ---
(selon 'Amr-ben-Abou-Dinâr), cette ablution était légère et non
répétée. --- Cela fait, il pria. Je fis alors moi-même mes
ablutions de la façon dont il les avait faites et vins me placer à
sa gauche --- à sa droite, à peut-être dit Sofyân.--- Le Prophète
me fit changer de côté et me plaça à sa droite, puis il pria ce
que Dieu voulut qu'il priât. Après cela il se coucha et dormit au
point de ronfler. Plus tard le muezzin arriva et fit l'appel à la
prière. Le Prophète se rendit avec lui à la prière et l'accomplit
sans faire d'ablutions.




Sofyân ayant dit à 'Amr : "Certaines personnes assurent que seuls les
yeux de l'Envoyé de Dieu dormaient, mais que son coeur ne dormait
jamais." 'Amr répondit : "J'ai entendu 'Obaïd-ben-'Omaïr
dire que les songes des Prophètes constituaient une révélation"
puis il récita ces mots : "Certes, je
me vois en songe en train de t'immoler"
(sourate 37:
Saffat, les Rangées, verset 102).




CHAPITRE 6. --- De l'intégralité des ablutions. -- Ibn-'Omar a dit :
"L'intégralité des ablutions consiste à se nettoyer
complètement."




Osâma-ben-Zeid dit : "L'Envoyé de Dieu s'éloigna d''Arafa et, arrivé au
défilé (sur la route habituelle des pélerins), il descendit de sa
monture, urina, fit des ablutions, mais non intégrales. "Tu vas
faire la prière, Ô Envoyé de Dieu, lui dis-je. --- La prière,
répondit-il, se fera (là-bas) devant toi." Il se remit alors
en selle, puis, arrivé à Mozdalifa, il redescendit de sa monture et
fit ses ablutions, intégrales cette fois. On procéda à la prière
qui était celle du coucher du soleil ; le Prophète la fit et après
cela chacun fit agenouiller son chameau à la place où il était,
puis on procéda à la prière du soir. Le Prophète la fit, sans
avoir fait d'autre prière dans l'intervalle de ces deux prières.




CHAPITRE 7. --- Du lavage de la figure avec les deux mains au moyen de
l'eau puisée dans une seule main.




Ibn-'Abbâs, au rapport de 'Atâ-ben-Yasâr, fit ses ablutions de la manière
suivante : Il se lava d'abord le visage : pour cela il puisa de l'eau
dans une seule main, se rinça la bouche, puis le nez en reniflant de
l'eau. Il puisa de nouveau avec une seule main et réunissant cette
main à l'autre de cette façon, il se lava le visage. Il reprit de
l'eau d'une seule main, s'en lava la main droite, fit de même
ensuite pour la main gauche. Après cela il se frotta la tête,
reprit encore de l'eau dans une seule main et s'en aspergea le pied
droit jusqu'à ce qu'il l'eût lavé. Il procéda de la même manière
pour le pied, c'est-à-dire le pied gauche. Cela fait, il dit :
"C'est ainsi que j'ai vu l'Envoyé de Dieu pratiquer ses
ablutions."




CHAPITRE 8. --- La formule : Au nom de Dieu, etc, doit être prononcée
en toute circonstance, même au moment de la copulation.




D'après Ibn-'Abbâs, le Prophète a dit : "Si chacun de vous, lorsqu'il
a commerce avec sa femme, disait : "Au nom de Dieu, Ô mon Dieu,
éloigne de nous le diable, et éloigne-le de ce dont nous serons
gratifiés", et qu'un enfant vînt à naître de cette
copulation, le diable ne pourrait nuire à cet enfant."




CHAPITRE 9. --- Ce que doit dire le fidèle au moment d'entrer dans
les lieux d'aisance.




Anas a dit : "Voici la parole que prononçait le Prophète quand il
entrait dans les cabinets d'aisance : Ô mon Dieu, je me réfugie
auprès de toi, contre les démons mâles et les démons femelles."




CHAPITRE 10. --- Du fait de placer de l'eau dans les cabinets
d'aisance.




Ibn-'Abbâs rapporte que le Prophète entra un jour aux cabinets d'aisance. Comme
je lui avais disposé de l'eau pour les ablutions, il demanda qui
avait mis cette eau là. Quand on lui dit que c'était moi, il
s'écria : "Ô mon Dieu, instruis-le dans la religion."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:31

CHAPITRE 11. --- Quand on urine ou qu'on satisfait un autre besoin
naturel, il ne faut pas se tourner du côté de la Qibla. Cependant
il faut excepter le cas où l'on est devant un mur ou quelque chose
d'analogue.




Abou-Ayyoub-El-Ansâri a rapporté que l'Envoyé de Dieu a dit : "Quand l'un de vous
satisfait un besoin naturel, qu'il ne fasse pas face à la Qibla et
qu'il ne lui tourne pas non plus le dos ; tournez-vous alors soit
vers l'Est, soit vers l'Ouest (ces deux points cardinaux sont
indiqués pour Médine ; il suffit ailleurs de ne se tourner ni du
côté de la Mecque, ni du côté de Jérusalem.)."




CHAPITRE 12. --- De celui qui accomplit un besoin naturel (assis) sur
deux briques.





D'après Wâsi'-ben-Habbân, Ibn-Omar lui dit : "Il y a des gens qui
prétendent qu'il ne faut pas s'accroupir pour un besoin naturel avec
le visage tourné du côté de la Qibla ou du côté de Jérusalem.
Or moi, un jour que j'étais monté sur la terrasse d'une maison à
nous, je vis l'Envoyé de Dieu satisfaire un besoin naturel
(accroupi) sur deux briques et le visage tourné du côté de
Jérusalem". --- Ibn-'Omar ajouta : "Tu es peut-être toi
un de ceux qui prient (accroupis) sur leurs cuisses ? --- Par Dieu,
lui répondis-je, je ne sais ce que tu veux dire".




Mâlik a dit : Par ces mots "accroupis sur les cuisses" il faut
entendre celui qui prie sans se soulever de terre et se prosterne en
restant attaché au sol.




CHAPITRE 13. --- De la sortie des femmes pour satisfaire un besoin
naturel.




1.Selon 'Aïcha, les femmes du Prophète sortaient la nuit lorsqu'elles
avaient à satisfaire un besoin naturel et se rendaient à
El-Menâsi', un vaste tertre. Bien que 'Omar eût dit au Prophète
d'empêcher ses femmes de sortir, l'Envoyé de Dieu n'en avait rien
fait. Une des femmes du Prophète, Sauda-bent-Zama'a, qui était
d'une taille élevée, étant sortie un certain soir à la tombée de
la nuit, 'Omar l'interpella en ces termes : "Hé ! Sauda, je te
reconnais." 'Omar agit ainsi parce qu'il désirait voir édicter
l'interdiction de sortir, et, de fait, Dieu révéla cette
interdiction.




    2.D'après 'Aïcha, le Prophète a dit : "Femmes, il vous est permis de
    sortir pour vos besoins." --- "Par ces derniers mots, dit
    Hichâm, il faut entendre les besoins naturels".





CHAPITRE 14. --- De l'accomplissement des besoins naturels dans les
maisons.




1.'Abdallah-ben-'Omar a dit : "J'étais monté sur la terrasse de la maison de Hafsa
pour une affaire personnelle, lorsque je vis l'Envoyé de Dieu qui
accomplissait ses besoins naturels ; il tournait le dos à la Qibla
et faisait face à la Syrie."




2. 'Abdallah-ben-'Omar a dit : "Un certain jour, tandis que j'étais
sur la terrasse de notre maison, je vis l'Envoyé de Dieu assis sur
deux briques et faisant face à Jérusalem."




CHAPITRE 15. --- De l'emploi de l'eau pour se nettoyer (après un
besoin naturel).




Anas-ben-Mâlik a dit : "Chaque fois que le Prophète sortait pour aller
satisfaire un besoin naturel, je l'accompagnais ainsi qu'un serviteur
et nous emportions un vase plein d'eau." --- "Anas, dit
Hichâm, voulait faire entendre que cette eau servait au Prophète à
se nettoyer."




CHAPITRE 16. --- De celui avec qui on emporte de l'eau pour qu'il se
nettoie. -- Abou-'d-Derdâ a dit : "N'y a-t-il pas parmi vous
celui qui portait les deux sandales, l'eau pour les ablutions et le
coussin (du Prophète) ?"




Anas a dit : "Quand le Prophète sortait pour aller satisfaire un
besoin naturel, je le suivais ainsi qu'un de nos serviteurs et nous
emportions un vase rempli d'eau."




CHAPITRE 17. --- Du fait d'emporter la pique (cette pique était
destinée à être fichée en terre et c'est en se tournant dans sa
direction qu'on faisait la prière, quand on était en rase
campagne.) et de l'eau pour les soins de propreté (après un besoin
naturel)





Anas-ben-Mâlik a dit : "Quand l'Envoyé de Dieu allait à la garde-robe, un
serviteur et moi nous emportions un vase rempli d'eau et une pique.
L'eau était destinée aux soins de propreté."





CHAPITRE 18. --- De la défense de se torcher avec la main droite.



Abou-Qatâda a rapporté ces paroles de l'Envoyé de Dieu : "Quand l'un de
vous boit, qu'il ne respire pas en buvant dans le vase ; quand il va
à la garde-robe, qu'il ne touche pas sa verge avec la main droite et
qu'il ne s'essuie pas de la main droite."




CHAPITRE 19. --- On ne doit pas tenir sa verge de la main droite quand
on urine.





D'après Abou-Qatâda, le Prophète a dit : "Quand l'un de vous urine,
qu'il ne tienne pas sa verge de la main droite. Il ne faut pas
s'essuyer avec la main droite, ni respirer en buvant dans un vase."




CHAPITRE 20. --- Du fait de se torcher avec des pierres.



Abou-Horaïra a dit : "Le Prophète étant sorti pour satisfaire un besoin
naturel, je le suivis. Il marchais sans tourner la tête. Je
m'approchai de lui et il me dit : "Cherche-moi des pierres pour
me torcher, --- ou quelque chose d'approchant, --- mais ne m'apporte
ni os, ni crotin.' Je lui apportai donc des pierres dans un pan de
mon manteau et les déposai à son côté. Je m'écartai ensuite.
Lorsqu'il eut achevé de satisfaire ses besoins naturels, il fit
usage de ces pierres."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:34

CHAPITRE 21. --- On ne doit pas se torcher avec du crottin.



'Abdallah-ben-Mas'oud a dit : "Le Prophète étant allé à la garde-robe me donna
l'ordre de lui apporter trois pierres. Je trouvai bien deux pierres,
mais impossible d'en trouver une troisième. Alors je pris une boule
de crottin et je l'apportai avec les pierres. Le Prophète prit les
deux pierres et jeta le crottin en disant : "Cà, c'est une
ordure."




CHAPITRE 22. --- De l'ablution une seule fois (pour chaque membre).



Ibn-'Abbâs a dit : "Le Prophète fit l'ablution une seule fois (pour chaque
partie du corps)."




CHAPITRE 23. --- De l'ablution pratiquée deux fois (pour chaque
partie du corps).




D'après 'Abdallah-ben-Zeïd, le Prophète faisait l'ablution deux fois (pour
chaque partie du corps).




CHAPITRE 24. --- De l'ablution pratiquée trois fois (pour chaque
partie du corps).




Homrân, l'affranchi d'Othmân, rapporte avoir vu 'Othmân-ben-'Affân ainsi :
Il demanda un vase (plein d'eau), en versa à trois reprises sur ses
mains et les lava. Puis, ayant introduit sa main droite dans le vase,
il (y pris de l'eau) s'en rinça la bouche et en renifla. Après cela
il se lava le visage trois fois ainsi que les deux mains jusqu'aux
coudes. Ensuite il se frotta la tête, se lava les pieds jusqu'aux
chevilles également à trois reprises et ajouta ces mots : "L'Envoyé
de Dieu a dit que quiconque ferait ses ablutions ainsi que je viens
de les faire et prierait deux reka' sans que son esprit fût distrait
à ce moment, obtiendrait le pardon de ses fautes passées."




D'après un autre isnâd, selon 'Orwa qui a rapporté cette tradition de
Homrân : après avoir procédé à ses ablutions, Othmân-ben-'Affân
dit : "Je vais vous raconter un hadiths que je ne vous aurais
pas dit si ce n'était à cause d'un verset du Coran. J'ai entendu le
Prophète dire : "A tout homme qui fait ses ablutions et les
fait bien, puis qui fait la prière, il sera pardonné toutes les
fautes commises entre ce moment et la fin de la prière suivante."




'Orwa ajoute ce verset (dont il a été parlé ci-dessus) était :
"Certes ceux qui cachent ce que nous avons révélé...."
(sourate 2: al Baqarah, verset 159).




CHAPITRE 25. --- On doit rejeter l'eau aspirée par les narines pour
l'ablution. --- 'Othmân, 'Abdallah-ben-Zeïd et Ibn-'Abbâs ont
mentionné le fait au sujet du Prophète.




Selon Abou-Horaïra le Prophète a dit : "Que celui qui fait ses
ablutions rejette l'eau qu'il a aspirée par les narines et que celui
qui se torche avec des cailloux en emploie un nombre impair."




CHAPITRE 26. --- On doit pour se torcher employer des pierres en
nombre impair.




Abou-Horaïra rapporte que le Prophète a dit : "Quand l'un de vous fait ses
ablutions, qu'il aspire de l'eau par le nez et qu'il la rejette
ensuite. Que celui qui se torche avec des pierres en emploie un
nombre impair. Quand l'un de vous s'éveille de son sommeil, qu'il se
lave la main avant de l'introduire dans l'eau destinée à ses
ablutions, car celui qui dort ne sait pas où sa main s'est posée
pendant la nuit.




CHAPITRE 27. --- Il faut se laver les deux pieds (mais non se les
frotter simplement).




'Abdallah-ben-'Amr a dit : "Au cours d'un voyage le Prophète étant resté en
arrière nous rejoignit ensuite au moment où l'heure de la prière
de l'après-midi nous pressait. Nous nous mîmes à faire nos
ablutions et à frotter (simplement) nos pieds. Alors le Prophète,
de sa voix la plus forte, s'écria à deux ou trois reprises :
"Malheur aux talons ! qu'ils redoutent le feu de l'enfer !"




CHAPITRE 28. --- Du rinçage de la bouche dans l'ablution. --- Le fait
a été rapporté du Prophète par Ibn-'Abbâs et 'Abdallah-ben-Zeïd.




On tient de Homrân, affranchi de 'Othmân-ben-'Affân qu'il vit 'Othmân
demander (de l'eau) pour faire ses ablutions. 'Othmân versa de l'eau
du vase sur ses deux mains et les lava à trois reprises différentes.
De sa main droite il puisa de l'eau, s'en rinça la bouche, en
renifla et rejeta ce qu'il avait reniflé. Il se lava le visage trois
fois et un nombre égal de fois les deux mains jusqu'aux coudes. Il
se frotta la tête et lava chacun de ses pieds trois fois. Puis il
dit : "J'ai vu le Prophète pratiquer ses ablutions de la
manière que je viens de faire ; je l'ai entendu dire : "Celui
qui pratiquera les ablutions comme je viens de le faire, qui priera
deux reka' sans être distrait par quelque chose obtiendra de Dieu le
pardon de ses fautes passées."




CHAPITRE 29. --- Du lavage des talons. -- Ibn-Sirîn, quand il faisait
ses ablutions, lavait l'endroit que recouvrait sa bague.




Mohammed-ben-Ziyâd a dit : "Un jour que les fidèles faisaient leurs ablutions avec
leurs vases, Abou-Horaïra passa près de nous et je l'entendis
prononcer ces mots : "Faites l'ablution intégrale, car
Abou'-l-Qâsim (Mohamed Sallullahou 'alihi wassalam) a dit : "Malheur
aux talons, qu'ils redoutent le feu de l'Enfer !"




CHAPITRE 30. --- Quand on est chaussé de sandales on doit se laver
les pieds et non simplement frotter (de la main humide) ses sandales.




'Obaïd-ben-Djoraïdj dit un jour à 'Abdallah-ben-'Omar : "Ô Abou-'Abderrahman, je
t'ai vu faire quatre choses que je n'ai jamais vu faire à aucun de
tes compagnons. --- Et quelles sont ces choses, ô Ibn-Djoraïdj,
demanda 'Abdallah ? --- Eh ! bien, reprit Ibn-Djoraïdj, je vois que
tu ne touches que deux coins (de la Ka'ba), les yéménites
(c'est-à-dire les deux angles qui se trouvent du côté du Yemen.) ;
tu ne chausses que des sandales dites sibtiya (nom que l'on donnait
aux chaussures dont le cuir avait été tanné avec une plante appelé
sobt ; c'étaient les chaussures des gens aisés.) ; tu teins tes
vêtements en jaune et, enfin, à la Mecque, tandis que les pélerins
se mettent en ihrâm aussitôt qu'ils aperçoivent la nouvelle lune,
toi, pour le faire, tu attends le jour de l'Abreuvement (Le 8 du mois
de Dzou'l-hiddja, au lieu du 1er de ce mois.). --- Pour ce qui est
des coins, répondit 'Abdallah, l'Envoyé de Dieu, je l'ai vu, ne
touchait que les deux yéménites. Pour ce qui est des sandales dites
sibtiya, j'ai vu l'Envoyé de Dieu mettre des chaussures dont le cuir
n'avait aucun poil et faire ses ablutions en les gardant ; aussi
aimé-je à porter de pareilles chaussures. Quant à la couleur
jaune, j'ai vu l'Envoyé de Dieu faire teindre en cette couleur ;
j'aime donc à faire teindre aussi. Enfin, au sujet de la prise de
l'ihrâm, j'ai constaté que l'Envoyé de Dieu ne le prenait point
avant qu'on n'eût mis en marche sa monture."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:39

CHAPITRE 31. --- De la priorité à donner aux membres du côté droit
dans l'ablution de la lotion (funéraire).




1.D'après Omm-'Atiyya, le Prophète dit aux femmes qui lavaient (il s'agit de
la lotion funéraire de Zaïnab.) le corps de sa fille : "Commencez
par la partie droite du corps et par les mêmes endroits que pour les
ablutions."





2.D'après 'Aïcha, le Prophète préférait commencer par le côté droit,
qu'il s'agît de mettre ses chaussures, de se peigner, de faire ses
ablutions et même d'un acte quelconque.




CHAPITRE 32. --- De la recherche de l'eau lustrale quand le moment de
la prière est venu. -- 'Aïcha a dit : "L'heure de la prière
(du matin) étant venue, on chercha vainement de l'eau, on n'en
trouva pas ; c'est alors que fut révélée la lustration pulvérale."




Anas-ben-Mâlik a dit avoir vu le fait suivant : "Un jour, l'heure de la prière
de l'après-midi étant venue, les fidèles cherchèrent vainement de
l'eau lustrale sans en trouver. On apporta à l'Envoyé de Dieu, qui
était là, de l'eau lustrale. Après avoir plongé la main dans le
vase, il ordonna aux fidèles de se servir de cette même eau pour
les ablutions. Alors, je vis l'eau sourdre de dessous les doigts du
Prophète en sorte que du premier au dernier chacun put faire ses
ablutions.




CHAPITRE 33. --- De l'emploi (pour les ablutions) de l'eau qui a servi
à laver les cheveux d'un homme. -- 'Atâ ne voyait aucun mal à
employer les cheveux (humains) pour en faire des ficelles ou des
cordes. -- De l'eau dans laquelle les chiens ont bu et du passage de
ces animaux dans la mosquée. -- Ez-Zohir a dit : "Lorsqu'un
chien a lappé dans un vase et qu'on n'a pas d'autre eau lustrale que
celle-là on peut s'en servir pour les ablutions." Sofyân a dit
: "Telle est la vraie doctrine, car Dieu a dit : ... "et
que vous n'ayez pas trouvé d'eau, faites alors la lustration
pulvérale" (sourate V, verset 9). Cette eau, sur la pureté de
laquelle on a des doutes, peut servir aux ablutions à la conditions
de faire ensuite la lustration pulvérale."




1. Ibn-Sirîn rapporte qu'il dit à 'Obaïda : "Nous avons des
cheveux du Prophète ; ils nous sont parvenus par Anas ou par la
famille d'Anas. --- Posséder un seul cheveu de lui, s'écria
'Obaïda, me ferait plus de plaisir que d'avoir le monde entier et
tout ce qu'il contient."




2. D'après Anas, lorsque l'Envoyé de Dieu se fut fait raser la tête
(au pèlerinage d'adieu), Abou-Talha fut le premier à ramasser de
ses cheveux.




CHAPITRE 33 bis. --- Quand un chien a bu dans le vase de l'un de vous,
qu'il lave ce vase sept fois.




1.D'après Abou-Horaïra, l'Envoyé de Dieu a dit : Lorsqu'un chien a bu dans le
vase de l'un d'entre vous, que celui-ci lave ce vase sept fois."




2.Selon Abou-Horaïra on tient du Prophète qu'un homme vit un chien
tellement altéré qu'il mangeait de la terre humide. Prenant alors
sa bottine, cet homme s'en servi pour puiser de l'eau qu'il offrit au
chien et répéta ce manège jusqu'à ce que l'animal se fût
désaltéré. Dieu sut gré à cet homme et le fit entrer au Paradis.




3. 'Abdallah-ben-'Omar a dit : "Au temps de l'Envoyé de Dieu, les
chiens allaient et venaient par toute la mosquée et pourtant on
n'aspergeait rien de tout cela."



4. 'Adi-ben-Hâtim a dit : "Comme j'avais interrogé le Prophète,
il me répondit : "Lorsque tu lances ton chien bien dressé sur
une pièce de gibier et qu'il la tue, tu peux la manger. Mais s'il en
a mangé, abstiens-toi, car il ne l'a prise que pour son propre
compte. --- Mais, répliquai-je, si je lance mon chien et que j'en
trouve (ensuite) un autre avec lui ? --- Alors ne mange pas de ce
gibier, parce que, quand tu as dit : "Au nom de Dieu, tu l'as
fait pour ton chien et non pour un autre chien."





CHAPITRE 34. --- De celui qui ne voit (la nécessité de) l'ablution
que pour les deux exutoires, celui de devant et celui de derrière,
se référant à ces paroles de Dieu : "
ou si l'un de vous revient du lieu ou' il a fait ses besoins "

(sourate 4: an-Nissa, les Femmes, verset 43 ou sourate 5:al-Ma'idah,
la Table Servie, verset 6).




'Atâ a dit que celui qui évacuait des vers par l'anus ou quelque animal
pareil à un pou par la verge, devait réitérer ses ablutions. --
Djâbir-ben-'Abdallah a dit : "Quiconque rit pendant la prière
doit la recommencer sans cependant réitérer les ablutions." --
Al-Hasan a dit : "Si l'on s'arrache des cheveux ou quelque chose
de ses ongles, ou encore si l'on retire ses bottines, il n'y a pas à
faire de nouvelles ablutions." -- Abou-Horaïra a dit : "Aucune
ablution nouvelle si ce n'est à raison d'une impureté
accidentelle." -- On rapporte, d'après Djâbir, le fait suivant
: A la bataille de Dzât-er-Riqâ', un homme atteint d'une flèche
perdait du sang en abondance ; il fit les reka' et les
prosternations, continuant ainsi sa prière. -- Al-Hasan a dit : "Les
musulmans n'ont jamais cessé de prier malgré leurs blessures."
-- Tâous, Mohammed-ben-'Ali, 'Atâ et les gens du Hedjaz ont dit :
Le sang (qui coule d'une plaie) n'impose pas une ablution
(nouvelle)." -- Ibn-'Omar ayant pressé un bouton (qu'il avait
au visage) du sang en sortit ; cependant il ne fit pas d'ablution
(nouvelle). -- Ibn-Abou-Aoufa ayant craché du sang, continua sa
prière. -- Ibn-'Omar et Al-Hasan disent que celui à qui on applique
des ventouses est tenu de laver seulement la plaie de ces ventouses.




1.Selon Abou-Horaïra, le Prophète a dit : "Le fidèle ne cesse pas
d'être en état de prier tant qu'il reste à la mosquée attendant
le moment de la prière, à moins qu'il n'éprouve quelque impureté
accidentelle." Un étranger ayant demandé ce qu'il fallait
entendre par "impureté accidentelle", Abou-Horaïra lui
répondit : "Un bruit, c'est-à-dire un pet."




2.D'après l'oncle paternel de 'Abbâd-ben-Temîm le Prophète a dit : "Qu'on
n'interrompe pas la prière tant qu'on n'a pas entendu un bruit (de
pet) ou senti une odeur (de vesse)."




3.D'après Mohammed-ben-El-Hanafiya, 'Ali a dit : "J'étais sujet à des
suintements érotiques et j'avais honte de questionner à cet égard
l'Envoyé de Dieu. Je chargeai donc Al-Miqdâd-ben-El-Aswad de poser
la question. Il le fit et le Prophète lui répondit : "En
pareil cas l'ablution est nécesaire."




4.Zeïd-ben-Khâlid rapporte qu'il adressa à 'Otsmân-ben-Affân la question suivante :
"Que penses-tu du cas où l'homme, qui a eu commerce avec une
femme , n'a pas éjaculé? --- Il doit , répondit ' Otsmân, faire
l'ablution telle qu'il la pratique pour la première et il doit laver
sa verge. "Voilà ce que j'ai entendu dire au Prophète."
Zeïd ajoute : " J'ai posé la même question à 'Ali , à
Ez-Zobaïr, à Et-Talha et à Obayy-ben-Ka'b ; tous ont prescrit la
même chose."




5.D'après Abou-Saîd-el-Khodri, l'Envoyé de Dieu ayant envoyé chercher un
homme des Ansâr celui-ci arriva la tête ruisselante de sueur.
"Peut-être dit alors le Prophète, t'avons-nous obligé de te
hâter (au moment où il avait été mandé par le Prophète cet
homme avait commerce avec sa femme.) ? --- Oui, répondit l'homme.
--- Quand tu te seras pressé ainsi --- ou que tu n'auras pas éjaculé
--- tu devras faire ablution."




CHAPITRE 35. --- De celui qui aide son compagnon à faire ses
ablutions.




1. D'après Osâma-ben-Zeïd, l'Envoyé de Dieu en revenant de 'Arafa se
détourna vers la route des pélerins et satisfit un besoin naturel.
"Alors, dit Osâma, je me mis à lui verser de l'eau et il fit
ses ablutions. Puis, comme je lui demandais : Ô Envoyé de Dieu,
vas-tu maintenant faire la prière ?", il me répondit :
"L'endroit où on priera est devant toi."




2. Al-Moghîra-ben-Cho'ba rapporte que, dans un voyage où il
accompagnait l'Envoyé de Dieu, celui-ci se retira pour satisfaire un
besoin naturel. Al-Moghîra se mit ensuite à verser de l'eau au
Prophète pour faire ses ablutions. Le Prophète lava son visage et
ses deux mains, passa la main humide sur sa tête et en fit autant
sur ses bottines.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:41

CHAPITRE 36. --- De la récitation du Coran et d'autres actes
(religieux) à la suite d'une impureté accidentelle. -- Mansour
rapporte d'après Ibrahîm qu'il n'y a aucun inconvénient à réciter
le Coran au bain, ni à y rédiger une lettre (à cause des formules
religieuses par lesquelles elles débutent d'ordinaire.) sans faire
d'ablution. Hammâd a dit d'après Ibrahîm : "Quand ceux qui
sont aux bains sont drapés, saluez-les ; sinon ne les saluez pas."




1. Ibn-Abbâs rapporte que 'Abdallah-ben-'Abbâs lui racontant qu'il
avait passé la nuit chez sa tante maternelle, Maïmouna, femme du
Prophète, s'exprima ainsi : "Je m'étendis en travers du
coussin (ce mot doit être pris sans doute dans le sens de matelas.),
tandis que l'Envoyé de Dieu s'endormit jusqu'au milieu de la nuit.
Un peu avant ou un peu après minuit il se réveilla, se mit sur son
séant en se frottant, pour s'éveiller, le visage avec sa main.
Ensuite il récita les dix versets qui terminent la sourate intitulée
: La Famille de 'Imrân (troisième sourate du Coran) ; puis il alla
prendre une outre suspendue là, fit ses ablutions de la manière la
plus complète et se mit à prier.


"A ce moment, ajoute Ibn-'Abbâs, je me levai à mon tour, et, après
avoir fait exactement ce qu'avait fait le Prophète, j'allai me
placer debout à son côté. Il posa alors sa main sur ma tête, prit
mon oreille droite et la roula entre ses doigts. Après cela il fit à
six reprises différentes deux reka', puis une reka' impaire et se
recoucha jusqu'au moment où le muezzin arriva. Sa levant aussitôt,
il fit deux légères reka' et partit pour aller faire la prière du
matin.




CHAPITRE 37. --- De celui qui estime que l'ablution est nécessaire
seulement après une syncope grave.




    1.Asmâ-bent-Abou-Bakr
    a dit : "J'allai voir 'Aïcha, la femme du Prophète, au moment
    de l'éclipse de soleil. Tous les fidèles debout faisaient la
    prière et 'Aïcha priait également. "Qu'ont donc les fidèles
    ?" demandai-je. Alors tout en disant : "Gloire à Dieu !"
    'Aïcha fit un geste de la main vers le ciel. "Est-ce un signe
    divin ?" repris-je. Elle me fit signe que oui. Je me tins
    debout pour prier, mais je ne tardai pas à être pris
    d'étourdissement et je dus me verser de l'eau sur la tête.





"Quand l'Envoyé de Dieu fut rentré chez lui, il loua Dieu, le glorifia et
dit : "Il n'est aucune des choses que je n'avais jamais vues que
je ne vienne de voir pendant cet testation en prière, y compris le
Paradis et l'Enfer. Il m'a aussi été révélé que vous seriez
tourmentés dans la tombe comme --- ou à peu près comme, on ignore
laquelle des deux expressions employé Asmâ --- vous tourmentera
l'Antéchrist. On viendra trouver chacun de vous et on lui dira :
"Que sais-tu de cet homme ?" Le croyant ou l'homme sûr de
sa foi --- je ne sais au juste lequel des deux mots employa Asmâ ---
répondra : "C'est Mohamed, l'Envoyé de Dieu ; il nous a
apporté des preuves (de sa mission) et l'orthodoxie. Nous avons
accueilli (ses paroles), nous avons cru et avons suivi (ses
préceptes)." A ce croyant on dira : Dors en paix, car nous
savons maintenant que tu es un vrai croyant." Quant à
l'hypocrite --- ou à celui qui doute, je ne sais lequel de ces deux
mots fut employé par Asmâ, --- il répondra : J'ai entendu les gens
dire une chose et je l'ai répétée."




CHAPITRE 38. --- Toute la tête doit être frottée (dans l'ablution)
conformément à ces paroles de Dieu : «
ô les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la Salat, lavez vos
visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées
sur vos têtes (...)
» ( sourate 5: al-Ma'idah, La
Table Servie, verset 6 ) .

--
Ibn-el-Mossayyab a dit : "La femme, de même que l'homme, doit
se frotter la tête." -- Comme on demandait à Mâlik s'il
suffirait de se frotter une partie de la tête, il répondit en
tirant argument du hadiths (suivant) d''Abdallah-ben-Zeïd.




D'après Yahya-ben-'Amr-El-Mâzini, qui tenait la chose de son père, un homme
dit à 'Abdallah-ben-Zeïd, le grand père de 'Amr-ben-Yahya :
"Peux-tu me montrer comment l'Envoyé de Dieu faisait ses
ablutions ? --- Oui, certes", répondit 'Abdallah-ben-Zeïd. Et
il se fit apporter de l'eau, en versa sur sa main et la lava à deux
reprises, puis il se rinça la bouche et le nez par trois fois. Après
cela, il se lava la figure trois fois et les deux mains jusqu'aux
coudes deux fois. Ensuite il se frotta la tête avec les deux mains
en les promenant d'avant en arrière et d'arrière en avant et en
commençant par le sommet de la tête et en allant vers l'occiput. Il
ramena enfin les mains vers l'endroit par où il avait commencé et
il se lava les pieds.




CHAPITRE 39. --- Les pieds doivent être lavés jusqu'aux chevilles.



Yahya-ben-'Amâra-ben-Abou-Hasan
a dit : "J'étais présent lorsque 'Amr-ben-Abou-Hasan
interrogea 'Abdallah-ben-Zeïd au sujet de l'ablution du Prophète.
'Abdallah demanda un bassin plein d'eau et pratiqua devant eux
l'ablution telle que la faisait le Prophète. Il versa de l'eau du
bassin sur ses deux mains et les lava trois fois. Ensuite il puisa de
sa main de l'eau dans le bassin à trois reprises, se rinça la
bouche, aspira de l'eau par le nez et la rejeta. Puisant de nouveau
avec sa main, il se lava le visage à trois reprises, puis puisant
des deux mains, il se lava les mains deux fois jusqu'aux coudes.
Enfin il puisa encore avec une seule main et se frotta la tête, avec
les deux mains, une seule fois, en allant d'avant en arrière et
d'arrière en avant. Il termina en se lavant les deux pieds jusqu'aux
chevilles."





CHAPITRE 40. --- De l'emploi de l'eau restée dans un vase ayant servi
aux ablutions de quelqu'un. -- Djarîr-ben-'Abdallah donna l'ordre à
ses femmes de faire leurs ablutions avec l'eau qui restait dans le
vase où il avait lavé son frottoir pour les dents.




1.Abou-Djohaïfa a dit : "Le Prophète vint nous trouver vers le milieu du jour ;
on lui apporta de l'eau pour faire ses ablutions. Quand il eut fini,
les fidèles se mirent à prendre l'eau qui restait et à s'en
frotter. Le Prophète pria deux reka' pour la prière de midi et deux
reka' pour celle de l'après-midi. Il avait devant lui une pique
(fichée en terre)."




Abou-Mousa a dit : "Le Prophète demanda un bol plein d'eau : il se lava le
visage et les deux mains avec cette eau et rejeta de l'eau avec sa
bouche dans le bol. Puis il dit à ses deux compagnons : "Buvez
de cette eau et répandez-en sur vos visages et sur vos poitrines."




2.Mahmoud-ben-Er-Rebî raconte que Ibn-Chihâb a dit que c'était lui, Mahmoud, à qui
l'Envoyé de Dieu avait lancé de l'eau avec sa bouche ; il était
alors enfant et l'eau provenait de leur puits.

'Orwa,
d'après Al-Misouar et un autre, qui se confirmait réciproquement, a
dit : "Lorsque le Prophète faisait ses ablutions les fidèles
se disputaient violemment l'eau qui restait (dans son vase à
ablutions)."




3.Es-Sâïb-ben-Yezîd
a dit : "Ma tante maternelle m'avait emmené chez le Prophète.
"Ô Envoyé de Dieu, lui dit-elle, voici le fils de ma soeur qui
a la plante des pieds endolorie." Le Prophète me passa la main
sur la tête et appela sur moi les bénédictions du Ciel. Ensuite il
fit ses ablutions et je bus le reste de l'eau (dont il s'était
servi). Puis je me tins debout derrière lui et j'aperçus le sceau
de la prophétie entre ses omoplates ; ce sceau ressemblait au bouton
d'une tapisserie.





CHAPITRE 41. --- De celui qui se rince le nez et la bouche avec l'eau
qu'il a puisée dans le creux de sa main.





Yahya-ben-'Omâra
rapporte que 'Abdallah-ben-Zeïd vida de l'eau du vase sur ses deux
mains et les lava. Ensuite il se lava (la bouche) --- ou se la rinça
--- et le nez avec l'eau recueillie en une seule fois dans la paume
de sa main. Il répéta cela trois fois, lava son visage trois fois,
puis ses deux mains jusqu'aux coudes à deux reprises différentes,
se frotta la tête en allant d'avant en arrière et d'arrière en
avant, se lava les deux pieds jusqu'aux chevilles et dit : "Telle
était l'ablution de l'Envoyé de Dieu".




CHAPITRE 42. Du fait de se frotter la tête une seule fois.



1.Yahya-ben-'Omâra
a dit : "J'étais présent lorsque 'Amr-ben-Abou-Hasan
interrogea 'Abdallah-ben-Zeïd au sujet des ablutions du Prophète.
'Abdallah demanda un bassin plein d'eau et leur fit ainsi l'ablution
: Il versa de l'eau sur ces deux mains et les lava trois fois.
Ensuite il introduisit sa main dans le bassin, y puisa trois fois
avec le creux de sa main, se rinça la bouche et le nez, rejeta l'eau
aspirée, le tout à trois reprises différentes. Plongeant de
nouveau sa main dans le vase, il se lava trois fois le visage puis il
introduisit sa main dans le vase, se lava les deux mains jusqu'aux
coudes par deux fois. Cela fait, il plongea encore la main dans le
vase, se frotta la tête avec la main, d'avant en arrière et
d'arrière en avant ; enfin, replongeant sa main dans le vase, il se
lava les deux pieds.




2.Wohaïb a rapporté qu'il se frotta la tête une seule fois.



CHAPITRE 43. --- De l'ablution faite par un homme avec sa femme. De
l'eau qui reste des ablutions de la femme. -- 'Omar fit ses ablutions
avec de l'eau chaude et dans la maison d'une chrétienne.




'Abdallah-ben-'Omar
a dit : "Au temps de l'Envoyé de Dieu, les hommes et les femmes
faisaient leurs ablutions ensemble."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:43

CHAPITRE 44. --- Le Prophète versa l'eau qui restait de ses ablutions
sur un homme évanoui.




Djarîr a dit : "L'Envoyé de Dieu était venu me faire une visite alors
que j'étais malade et avais perdu connaissance. Le Prophète fit ses
ablutions et versa sur moi l'eau dont il s'était servi. Je revins à
moi et dis : "Ô Envoyé de Dieu, à qui appartiendra ma
succession ? Mes seuls héritiers sont autres que mon père ou un
fils." Ce fut alors que fut révélé le verset relatif aux
successions.




CHAPITRE 45. --- De l'emploi pour la lotion et l'ablution de sa
bassine, de cruche, de vases en bois et en pierre.




1.Homaid rapporte que Anas lui a dit : "L'heure de la prière étant
venue, ceux dont la maison était proche se rendirent dans leurs
familles (pour y faire leurs ablutions), mais un certain nombre de
fidèles restèrent. On apporta à l'Envoyé de Dieu une bassine en
pierre remplie d'eau. La bassine était trop petite pour qu'on pût y
étendre la main. Tous les fidèles présents firent cependant leurs
ablutions. "Et combien étiez-vous, dîmes-nous à Anas ? ---
Quatre-vingts et même d'avantage", répondit-il.




2.D'après Abou-Mousa, le Prophète se fit apporter une cruche contenant de
l'eau ; il lava ses deux mains, son visage avec l'eau de ce vase et y
lança de l'eau de sa bouche.




3. 'Abdallah-ben-Zeïd a dit : "L'Envoyé de Dieu étant venu nous
trouver nous lui présentâmes de l'eau dans un bassin en cuivre. Il
fit ses ablutions se lavant le visage trois fois, les deux mains deux
fois, se frottant la tête d'avant en arrière et d'arrière en avant
et se lavant les deux pieds."




4.
'Aïcha a dit : "Lorsque le Prophète fut affaibli et que son
mal eut empiré, il demanda à ses femmes la permission de passer le
temps de sa maladie dans mon appartement. La permission lui ayant été
donné, il se rendit chez moi, ses pieds trainant sur le sol, mais
soutenu par deux hommes, 'Abbâs et une autre personne. Comme, dit
'Obaïd-Allah, je racontai cela à 'Abdallah-ben-'Abbâs, il me
demanda : "Sais-tu qui était cette autre personne ? """
Non, répondis-je. --- C'était, répliqua-t-il,
'Ali-ben-Abou-Tâlib."

'Aïcha
racontait encore que le Prophète, après avoir gardé la chambre et
avoir été gravement malade, dit : "Versez sur moi l'eau de
sept outres dont les cordons n'ont pas été dénoués ; peut-être
serai-je à même ensuite de faire des recommandations aux fidèles."
On le fit alors asseoir dans une bassine appartenant à Hafsa, une
des femmes du Prophète. Puis nous nous mîmes à lui verser de l'eau
de ces outres jusqu'à ce qu'il commença à nous faire signe que
c'était assez. Il sortit ensuite pour aller au milieu des fidèles.




CHAPITRE 46. --- De l'ablution faite avec l'eau contenue dans un broc.



1.Yahya-ben-'Omâra
a dit : "Mon oncle paternel employait beaucoup d'eau dans ses
ablutions. Un jour il dit à 'Abdallah-ben-Zeïd : "Apprends-moi
comment tu as vu l'Envoyé de Dieu faire ses ablutions".
'Abdallah demanda alors un broc plein d'eau ; il versa de ce liquide
sur ses deux mains et les lava trois fois. Il plongea ensuite sa main
dans le broc, se rinça la bouche et le nez à trois reprises
différentes avec l'eau qu'il en retira en une seule fois. Plongeant
de nouveau la main dans le broc, il y puisa de l'eau et se lava le
visage trois fois. Après cela il se lava deux fois les mains
jusqu'aux coudes, prit de l'eau avec ses deux mains, se frotta la
tête promenant ses deux mains d'avant en arrière puis d'arrière en
avant. Enfin il se lava les deux pieds. "Telle est, ajouta-t-il,
la façon dont j'ai vu le Prophète faire ses ablutions."




2.D'après Anas, le Prophète demanda un vase rempli d'eau ; on lui apporta un
bol peu profond où il y avait un peu d'eau et il y plongea ses
doigts. "Aussitôt ajoute, Anas, je vis l'eau sourdre d'entre
ses doigts. J'évalue de soixante-dix à quatre-vingts le nombre de
ceux qui firent leurs ablutions (avec cette eau)."




CHAPITRE 47. --- De l'ablution avec un modd.



    'Anas
    a dit : "Le Prophète lavait (son corps) ou se lavait, avec un
    sâ d'eau et allait jusqu'à cinq modd ; il faisait ses ablutions
    avec un seul modd. (Le modd est une mesure de capacité équivalant
    à un quart de sâ qui lui-même contient cinq rotl)





CHAPITRE 48.--- Du fait de passer sa main (humide) sur ses bottines.


1.D'après Sa'd-ben-Abou-Waqqâs, le Prophète passa sa main humide sur
ses bottines. 'Abdallah-ben-'Omar ayant interrogé son père à ce
sujet, celui-ci répondit : "Oui, c'est exact. D'ailleurs quand
Sa'd a rapporté une tradition sur le Prophète, il est inutile de
chercher une autre information."




2.Al-Moghîra-ben-Cho'ba
rapporte que l'Envoyé de Dieu étant sorti pour satisfaire un besoin
naturel, il le suivit en portant un vase plein d'eau. Al-Moghîra
versa de l'eau au Prophète quand celui-ci eut satisfait ses besoins.
Le Prophète fit ses ablutions et passa sa main humide sur ses
bottines.




    3.Dja'far-ben-'Amr-ben-Omayya-Edh-dhamri
    tenait de son père que celui-ci avait vu le Prophète passer sa
    main humide sur ses bottines."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:47

CHAPITRE 49. --- Du fidèle qui se chausse après avoir pratiqué
l'ablution des pieds.




    Al-Moghîra a dit : "Au cours d'un voyage où j'accompagnais le prophète,
    je voulus lui enlever ses bottines, mais il me dit : "Laisse-les
    moi, j'avais fait l'ablution de mes pieds quand je les ai
    chaussées." Et il passa sa main humide sur ses bottines."


CHAPITRE 50. --- De celui qui ne fait pas ses ablutions après avoir
mangé de la chair de mouton ou de sawîq (le sawîq consiste en orge
ou blé torréfié, puis moulu, qu'on mange ensuite en le mêlant à
de l'eau, du lait ou du bouillon.). -- Abou-Bakr, 'Omar et 'Otsmân,
ayant mangé de la viande, ne firent pas leurs ablutions avant de
prier.




1. D'après 'Abdallah-ben-'Abbâs l'Envoyé de Dieu, ayant mangé de
l'épaule de mouton, fit sa prière sans procéder à l'ablution.





2.'Amr-ben-Omayya
rapporte qu'il vit l'Envoyé de Dieu dépecer une épaule de mouton,
puis, comme on appelait à la prière, il jeta son couteau et pria
sans faire d'ablutions.







CHAPITRE 51. --- De celui qui se rince simplement la bouche après
avec mangé du sawîq et ne fait point ses ablutions.




1.Sowaïd-ben-En-No'mân
rapporte qu'il partit avec l'Envoyé de Dieu, l'année de Khaïbar.
"Arrivés à Es-Sahbâ, ajoute-t-il, la localité la plus proche
de Kbaïbar, le Prophète fit la prière de l'après-midi ; puis
demanda des vivres ; or comme on n'avait apporté que du sawîq, il
donna l'ordre de le mouiller d'eau, et, cela fait, il en mangea. Nous
mangeâmes nous-mêmes ensuite, puis l'Envoyé de Dieu fit la prière
du coucher du soleil. Il s'était contenté de se rincer la bouche
sans faire ses ablutions et nous fîmes comme lui".




2. D'après Maïmouna, le Prophète mangea chez elle de l'épaule de
mouton et fit la prière sans pratiquer d'ablutions.




CHAPITRE 52. --- Doit-on rincer la bouche après avoir bu du petit
lait ?




1.Selon
Ibn-'Abbâs, l'Envoyé de Dieu, ayant bu du petit lait, se rinça la
bouche et dit : "Certes le petit lait contient des matières
impures (il s'agit des matières graisseuses qui montent à la
surface du petit lait)."




CHAPITRE 53. --- De l'ablution à la suite du sommeil. -- De ceux qui
estiment qu'elle n'est pas nécessaire après une ou deux somnolences
et un assoupissement.




1.Selon 'Aïcha l'Envoyé de Dieu a dit : "Si, pendant qu'il prie, l'un
de vous somnole, qu'il aille se coucher et y reste jusqu'à ce qu'il
n'ait plus sommeil. Certes, celui qui prie en somnolant n'a pas
conscience de ce qu'il fait, et peut-être alors qu'au lieu de
demander pardon de ses péchés, il appelle la malédiction sur lui."




2.D'après Anas, le Prophète a dit : "Quand l'un de vous somnole durant la
prière, qu'il aille dormir et attende qu'il soit en état de savoir
ce qu'il récite."





CHAPITRE 54. --- De l'ablution quand aucune impureté accidentelle
n'est survenue.




1.Anas a dit : "Le Prophète faisait ses ablutions avant chaque
prière". Et, comme 'Amr-ben-'Âmir demandait à Anas comment
ils faisaient eux-mêmes, celui-ci répondit : "Chacun de nous
se contentait d'une seule ablution tant qu'une impureté accidentelle
ne survenait pas."




2.Sowaïd-ben-En-No'mân
a dit : "Nous partîmes avec l'Envoyé de Dieu, l'année de
Khaïbar. Lorsque nous fûmes arrivés à Es-Sahbâ, l'Envoyé de
Dieu fit avec nous la prière de l'après-midi. Cette prière
terminée, il demanda à manger et on n'apporta que du sawîq. Nous
mangeâmes et bûmes, puis le Prophète se leva pour la prière du
coucher du soleil. Il se rinça la bouche et dirigea la prière du
coucher du soleil sans faire d'ablutions."




CHAPITRE 55. --- C'est une faute grave que de ne pas se garer (des
taches) de son urine.




Ibn-'Abbâs
a dit : "Passant près d'un des jardins enclos de Médine --- ou
de la Mecque --- Le Prophète entendit deux hommes que l'on
tourmentait dans leur tombeau. "Ces deux hommes, dit-il, sont
tourmentés, mais non pour un fait important." Puis il ajouta :
"Loin de là ! car l'un d'eux ne se garait point (des tâches)
de son urine, et l'autre (allait) colporter des médisances."
S'étant fait apporter une branche de palmier, le Prophète la rompit
en deux morceaux et planta chacun d'eux sur chacune des deux tombes.
Et comme on lui disait : "Ô Envoyé de Dieu, pourquoi as-tu
fait cela ?" Il répondit : "Il se peut que leurs tourments
soient allégés tant que ces branches ne seront pas désséchées
--- ou jusqu'à ce que ces branches soient desséchées."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:49

CHAPITRE 56. --- De ce qui est rapporté au sujet du fait de laver
(les impuretés par) l'urine. -- Le Prophète, en parlant de l'homme
du tombeau, a dit qu'il ne s'était pas garé des taches de son urine
; mais il n'a pas parlé que de l'urine humaine.




1.Anas-ben-Mâlik
a dit : "Chaque fois que l'Envoyé de Dieu allait satisfaire un
besoin naturel, je lui apportais de l'eau pour se laver."




CHAPITRE 56 bis.



D'après
Ibn-'Abbâs le Prophète, passant auprès de deux tombes, dit : "On
tourmente les deux morts enterrés ici, mais ce n'est point pour une
chose importante, car l'un d'eux ne se garait pas des taches d'urine
et l'autre colportait des médisances." Le Prophète prit
ensuite une branche de palmier encore verte ; il la fendit en deux et
planta chacun des morceaux sur un des tombeaux. "Pourquoi
agis-tu ainsi, lui demanda-t-on ? --- Dans l'espoir, répondit-il,
que peut-être leurs tourments seront allégés tant que ces branches
ne seront pas desséchées."




CHAPITRE 57. --- Le Prophète et les fidèles laissèrent un arabe
achever d'uriner dans la mosquée.




Selon
Anas-ben-Mâlik le Prophète vit un Arabe uriner dans la mosquée.
"Laissez-le faire", dit-il. Puis quand l'Arabe eut terminé,
il demanda de l'eau et la répandit en cet endroit.




CHAPITRE 58. --- Du fait de verser de l'eau sur l'urine dans la
mosquée.




1.Abou-Horaïra
a dit : "Un Arabe se mit à uriner dans la mosquée. Les fidèles
l'appréhendèrent à l'envi, mais le Prophète leur dit :
"Laissez-le faire et versez ensuite un sceau d'eau --- ou une
jatte d'eau --- sur cette urine. Vous n'avez d'autre mission que de
rendre toute chose facile et non de rendre les choses pénibles."




2.Anas-ben-Mâlik
a dit : "Un Arabe entra dans la mosquée et se mit à uriner sur
un point du sol. Les fidèles le bousculèrent, mais le Prophète les
retint. Quand l'homme eût fini d'uriner, le Prophète donna l'ordre
d'apporter une jatte d'eau et la répandit sur l'endroit souillé."




CHAPITRE 59. --- De l'urine des enfants.



1. 'Aïcha, la mère des Croyants, a dit : "On amena au Prophète
un jeune enfant qui urina sur les vêtements du Prophète. Ce dernier
demanda de l'eau et la fit simplement couler sur l'étoffe à
l'endroit souillé."




2. Omm-Qaïs-bent-Mihsan rapporte qu'elle apporta un jour au Prophète
un de ses enfants qui ne mangeait pas encore. Le Prophète le fit
asseoir dans son giron ; puis, l'enfant ayant uriné sur son
vêtement, il demanda de l'eau et en aspergea l'endroit souillé,
mais sans le laver.




CHAPITRE 60. --- De l'action d'uriner debout et accroupi.



Hodzaïfa
a dit : "Le Prophète se rendit auprès d'immondices qu'on avait
accumulés en tas, et là, il urina debout. Puis il demanda de l'eau
; je lui en apportai et il fit ses ablutions."





CHAPITRE 61. --- Du fait d'uriner en compagnie de quelqu'un et de se
mettre à l'abri d'un mur.




Hodzaïfa
a dit : "Je me vois encore un certain jour marchant en compagnie
du Prophète. Il se rendit auprès d'immondices mises en tas derrière
un mur et là, se tenant debout comme le fait chacun de vous, il se
mit à uriner. Comme je m'écartai de lui, il me fit signe de
m'approcher. J'allai vers lui et me tins debout près de lui jusqu'à
ce qu'il eût achevé d'uriner.






CHAPITRE 62. --- Du fait d'uriner auprès d'un tas d'immondices.



Abou-Wâïl
a dit : "Abou-Mousa-El-Ach'ari se montrait sévère sur la
question d'uriner ; il rappelait que chez les Benou-Israël tout
vêtement souillé par l'urine était mis en pièces. "Plût au
ciel, ajoute Hodzaïfa, que Abou-Mousa, se fut montré plus modéré,
car l'Envoyé de Dieu s'approcha un jour d'un tas d'immondices et
urina dessus en restant debout."




CHAPITRE 63. --- Du lavage des traces de sang.



1.Asmâ
a dit : "Une femme vint trouver le Prophète et lui posa la
question suivante : "Quand l'une de nous tache son vêtement du
sang de ses menstrues, comment penses-tu qu'elle doive faire ? ---
Tout d'abord, répondit-il, frotter à sec l'endroit souillé, puis
elle le mouillera d'eau et le lavera ; elle pourra prier ensuite tout
en gardant ce vêtement."




2. 'Aïcha a dit : "Fâtima-bent-Hobaïch alla trouver le Prophète
et lui dit : "Ô Envoyé de Dieu, je suis sujette à des pertes
prolongées si bien que je ne suis jamais en état de pureté.
Dois-je m'abstenir de la prière ? --- Non, répondit l'Envoyé de
Dieu, cet écoulement est uniquement le fait d'une veine (rompue) et
non des menstrues. Lorsque tes menstrues apparaîtront, cesse de
faire la prière, et aussitôt qu'elles s'en iront, lave-toi pour
faire disparaître le sang et prie." Suivant un rawa il faut
ajouter : "Puis fais l'ablution pour chaque prière jusqu'à ce
que revienne le moment des menstrues."




CHAPITRE 64. --- On doit laver et frotter (sur les vêtements) les
traces de sperme et laver les traces des écoulements provenant de la
femme.




1.'Aïcha
a dit : "Je lavais les impuretés qui souillaient le vêtement
du Prophète et souvent, quand il se rendait à la prière, les
traces du lavage apparaissaient encore sur son vêtement."





2. Solaiman-ben-Yasâr ayant interrogé 'Aïcha au sujet du sperme qui
tombe sur un vêtement, elle répondit ; "Je lavais le sperme
qui avait souillé le vêtement de l'Envoyé de Dieu. Il se rendait à
la prière avec son vêtement encore empreint de taches d'eau
provenant de ce lavage."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Safiya
Admin
avatar

Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   Jeu 30 Oct - 9:52

CHAPITRE 65. --- Lorsque le lavage des traces de sperme n'en a pas
fait disparaître la trace.





1. 'Amr-ben-Maïmoun ayant interrogé Solaïman-ben-Yasâr au sujet du
vêtement souillé par le sperme, celui-ci répondit : "'Aïcha
a dit : "Je lavais ces impuretés pour les faire disparaître du
vêtement de l'Envoyé de Dieu. Il se rendait ensuite à la prière
avec des taches d'eau encore apparentes à la suite de ce lavage."




2.'Aïcha
a dit qu'elle lavait les taches de sperme qui souillaient le vêtement
du Prophète : "J'y voyais encore une marque --- ou des marques
--- de l'eau du lavage."




CHAPITRE 66. --- De l'urine des chameaux, des bêtes de somme, des
moutons, et des parcs à bétail. -- Abou-Mousa fit la prière dans
une maison de poste ayant d'un côté du fumier, tandis que de
l'autre côté s'étendait un terrain vague. Et il dit (en montrant
ces deux endroits) : "Ici et là, c'est tout un."




1. Anas a dit : "Des gens de la tribu de 'Okl --- ou de 'Oraïna
--- qui étaient venus voir le Prophète à Médine y tombèrent
malades. Le Prophète ordonna qu'on leur fournît des chamelles
laitières et leur enjoignit d'en boire à la fois les urines et le
lait. Ainsi firent-ils, mais lorsqu'ils furent revenus à la santé,
ils tuèrent le berger du Prophète et emmenèrent le troupeau. La
nouvelle (de ce méfait) parvint au Prophète au commencement de la
journée ; il envoya aussitôt à leur poursuite et au milieu du jour
on les ramenait. Il ordonna de couper à ces gens les deux mains, les
deux pieds et de leur crever les yeux. On les rejeta dans le Harra où
ils demandèrent en vain qu'on leur donnât à boire ; personne ne
leur en donna."




Abou-Qilâba
a dit : "Ces gens-là avaient volé, tué, abandonné leur foi
pour redevenir infidèles et ils avaient déclaré la guerre à Dieu
et à son Envoyé."




2. Anas a dit : "Avant d'avoir construit la mosquée (de Médine),
le Prophète faisait la prière dans les parcs à moutons."




CHAPITRE 67. --- Des impuretés qui tombent dans la graisse ou dans
l'eau. -- Ez-Zohri a dit : "Il n'y a aucun mal à se servir de
l'eau que ni son goût, ni son odeur, ni sa couleur n'ont été
altérés." -- Hammâd a dit : "Il ne résulte aucun
inconvénient de la présence dans l'eau de la plume d'un oiseau
mort." Ez-Zohri, parlant des os provenant d'animaux morts, tels
qu'éléphants ou autres, a dit : "J'ai encore connu nombre de
savants de la première heure qui usaient de ces os transformés en
peignes et en boîtes à parfums et qui ne voyaient aucun
inconvénient à cela." -- Ibn-Sirîn et Ibrahîm ont dit : "Le
commerce de l'ivoire n'est point répréhensible."




1. D'après Maïmouna, le Prophète, interrogé au sujet de graisse dans
laquelle une souris était tombée, répondit : "Jetez la souris
et toute la graisse qui l'environnait et mangez le reste de votre
graisse."




2. Selon Maïmouna, le Prophète, interrogé au sujet de graisse dans
laquelle une souris était tombée, répondit : "Prenez la
souris et la graisse qui l'environnait et jetez le tout."




Ma'n rapporte que cette tradition lui a été racontée un nombre de fois
qu'il ne saurait préciser par Mâlik, l'ayant reçu d'Ibn-'Abbâs,
qui la tenait lui-même de Maïmouna.




3. D'après Abou-Horaïra, le Prophète dit : "Toute blessure que
le musulman recevra en combattant dans la voie de Dieu, reprendra, au
jour de la Résurrection, la forme exacte qu'elle avait quand elle
fut produite et le sang en coulera de nouveau. Ce sang aura bien la
couleur du sang ordinaire, mais son parfum sera celui du musc."






CHAPITRE 68. --- Le fidèle n'urinera pas dans l'eau stagnante.



1. Abou-Horaïra rapporte qu'il a entendu l'Envoyé de Dieu prononcer
les paroles suivantes : "Nous les derniers (en ce monde), serons
les premiers (dans l'autre monde)."




D'après le même isnâd, Abou-Horaïra rapporte que le Prophète a dit :
"Qu'aucun de vous n'urine dans l'eau stagnante qui n'a point
d'écoulement, ni qu'ensuite il se lave dans cette eau."




CHAPITRE 69. --- La prière du fidèle n'est pas viciée si, au moment
où il la fait, on lui jette sur le dos des impuretés ou le cadavre
d'un animal. -- Quand Ibn-'Omar faisait sa prière, s'il apercevait
sur son vêtement du sang, il ôtait ce vêtement et achevait sa
prière. -- Ibn-El-Mosayyab et Ech-Cha'bi ont dit : "Quiconque,
étant en prière, voit sur son vêtement du sang ou du sperme,
s'aperçoit qu'il n'est point tourné du côté de la Qibla ou qu'il
a fait la lustration pulvérale alors qu'il a, après coup, trouvé à
temps de l'eau, ne recommencera pas la prière."



1. 'Abdallah-ben-Mas'oud rapporte le fait suivant : "Le Prophète
était prosterné, --- ou, suivant un autre isnâd, priait près du
temple --- pendant que Abou-Djahl et ses compagnons étaient assis
(près de là). L'un de ces derniers dit aux autres : "Qui
d'entre vous ira, dans la boucherie des Benou-un tel, chercher un
placenta et le posera sur le dos de Mohamed lorsqu'il se prosternera
?"

Le plus misérable de ces gens-là se détacha du groupe et rapporta le
placenta ; puis il attendit que le Prophète se prosternât. A ce
moment, il plaça le placenta sur le dos de Mohamed entre les deux
omoplates. Témoin de cette scène, ajoute 'Abdallah, il ne me fut
pas possible d'empêcher la chose, en eussé-je eu d'ailleurs le
pouvoir.


Alors ces gens se mirent à rire, se rejetant la faute les uns sur les
autres. Pendant ce temps, l'Envoyé de Dieu était resté prosterné,
et il ne releva pas la tête jusqu'au moment où Fâtima survint.
Alors elle rejeta l'ordure loin du dos du Prophète et celui-ci leva
la tête en disant à trois reprises : "Ô mon Dieu, à toi de
tirer vengeance des Qoraïch !"




Cette malédiction peina vivement les Qoraïch, car ils pensaient que toute
invocation faite à la Mecque devait être exaucée. Ensuite le
Prophète désigna chacun nominativement et dit : "Ô mon Dieu,
charge-toi de Abou-Djahl, charge-toi de 'Otba-ben-Rebî'a, de
Chaïba-ben-Rebî'a, de Al-Walîd-ben-'Otba, de Omayya-ben-Khalaf, de
'Otba-ben-Abou-Mo'ayt", et il en désigna un septième dont le
nom n'a pas été retenu. "Par Celui entre les mains de qui est
ma vie, ajouta 'Abdallah, j'ai vu tous ceux que l'Envoyé de Dieu
avait énumérés gisants dans le qalîb (puits), le qalîb de Bedr."




CHAPITRE 70. Des mucosités buccales, nasales et autres qui atteignent
les vêtements. -- 'Orwa-ben-Misouar et Merouân rapportent que
l'Envoyé de Dieu, au temps de Hodaybiya, sortit, etc..., et que le
Prophète ne rejetait aucune mucosité sans qu'elle fût recueillie
par la main d'un homme d'entre ceux qui s'en frottait le visage et la
peau.




1. Anas a dit : "Le Prophète cracha sur son vêtement."



CHAPITRE 71. --- Il n'est pas permis de faire les ablutions avec du
vin, ni avec aucune autre liqueur enivrante. -- Al-Hasan et
Abou-'l-'Âliya réprouvent la chose. -- 'Atâ a dit : "La
lustration pulvérale est pour moi préférable à l'ablution faite
avec du vin ou du lait."




1.'Aïcha rapporte que le Prophète a dit : "Toute boisson enivrante est
interdite."




CHAPITRE 72. --- De la femme qui lave le sang qui souille le visage de
son père. -- Abou-'l-'Âliya a dit : "Passez la main sur mes
pieds, car ils sont malades."




1. Abou-Hâzim, sans que personne fût interposé entre lui et
Sahl-ben-Sa'd-Es-Sâ'idi, entendit ce dernier répondre ainsi à des
gens qui lui demandaient avec quoi on avait soigné la blessure du
Prophète : "Personne n'est plus au courant de la chose que moi.
'Ali avait apporté son bouclier plein d'eau et Fâtima lava le
visage du Prophète que le sang souillait. On prit ensuite une natte,
on la brûla, et avec les cendres on tamponna la blessure."




CHAPITRE 73. --- Du frottoir pour les dents. -- Ibn-'Abbâs a dit :
"Je passai la nuit auprès du Prophète et il se frotta les
dents.




1. Abou-Mousa a dit : "J'allai trouver le Prophète un jour et le
trouvai se frottant les dents avec son frottoir à la main et faisant
entendre les cris O' ! O' ! Il semblait que le frottoir faisait le
bruit de quelqu'un qui vomit."




2. Hodzaïfa a dit : "Quand il se levait la nuit (pour prier), le
Prophète se passait le frottoir sur les dents dans la bouche."




CHAPITRE 74. --- Le frottoir pour les dents doit être d'abord offert
au plus âgé. -- D'après Ibn-'Omar, le Prophète dit : "Je me
voyais en train de me frotter les dents avec un frottoir quand deux
hommes d'âge inégal vinrent me trouver. Comme je tendais le
frottoir au plus jeune d'entre eux, on (Gabriel) me dit : "Au
plus âgé !" Alors je remis le frottoir au plus âgé des deux
hommes."




CHAPITRE 75. --- Du mérite qu'il y a à passer la nuit après avoir
fait ses ablutions.



Suivant Al-Barâ-ben-'Âzib, le Prophète lui a dit : "Lorsque tu
gagneras ton lit, fais des ablutions comme les ablutions de la
prière, puis couche-toi sur le côté droit ; ensuite, dis : "Ô
mon Dieu, je te livre mon visage, je te confie entièrement toutes
mes affaires, je place mon dos sous ta protection et cela par amour
et par crainte de toi, car on ne saurait trouver d'asile ou de refuge
contre toi ailleurs qu'auprès de toi.Je crois au Livre que tu as
révélé, à ton Prophète que tu as envoyé."


Et si tu meurs cette nuit-là, tu mourras dans la foi musulmane. Fais
que ces paroles soient les dernières que tu prononceras." Comme
je répétais ces paroles du Prophète, ajouta Al-Barâ, quand je fus
arrivé à ces mots : "Ô mon Dieu, je crois au livre que tu as
révélé" j'ajoutai "et à son Envoyé." --- Non,
reprit le Prophète, dis : "et à ton prophète que tu as
envoyé."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://barakat.forumdediscussions.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Tome 1, Titre 4 : des ablutions   

Revenir en haut Aller en bas
 
Tome 1, Titre 4 : des ablutions
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les ablutions majeur (Ghousl)
» Mémoires de Napoléon Bonaparte Tome I : La campagne d'Italie
» Un titre gratuit ( enseignement ou chant religieux )
» "Zen et Christianisme", le titre d'un ouvrage. J'ignorais...
» Des titres de romans fantasy?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Islam-science :: Islam : base de connaissance :: Sahih al Boukhari-
Sauter vers: