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 60 interrogations sur les menstrues

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Safiya
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Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: 60 interrogations sur les menstrues   Jeu 16 Oct - 10:14

Question 1 :

Si la femme est purifiée de ses menstrues, juste après l’aube (fajr), doit-elle jeûner ce jour là ? Est-ce que ce jour là lui sera accordé ou doit-elle le rattraper ?

Dans le cas où la femme constaterait la cessation des menstrues après l’aube, les savants émettent 2 avis en ce qui concerne le jeûne de ce jour là :

Premier avis : Elle est tenue de s’abstenir de boire et de manger tout le reste de cette journée sans que celle-ci lui soit accordée comme un jour de jeûne ; elle devra par conséquent la rattraper en jeûnant un autre jour. Il s’agit là de l’avis le plus répandu de l’école de l’imam Ahmad ibn Hanbal (qu’Allah lui fasse miséricorde).

Deuxième avis : Elle n’est pas tenue de jeûner le restant de cette journée. En effet, c’est un jour au cours duquel le jeûne n’est pas valide pour elle car au début de cette journée, elle est indisposée (menstrues) et par conséquent ne fait pas partie des gens concernés par l’obligation du jeûne. Le jeûne n’étant pas valide, l’abstinence de manger ou de boire n’a alors aucune valeur, ni utilité. Ce court laps de temps compris entre l’aube et le moment où elle constate sa pureté n’est pas un temps au cours duquel elle est concernée par le devoir du jeûne. Au contraire, il lui est interdit de jeûner en ce début de journée, car le jeûne est, rappelons le, la renonciation dans un but d’adoration à tout ce qui est susceptible de rompre le jeûne (boire, manger, avoir des relations sexuelles etc.) de l’apparition de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Ce deuxième avis comme tu le constates, est plus plausible que le premier qui stipule l’obligation de jeûner. Mais dans tous les cas, tous les avis s’accordent sur la nécessite de reprendre ce jour là.





Question 2 :

Si une femme se trouve purifiée de ses menstrues et se lave rituellement après l’apparition de l’aube, puis accomplit la prière et complète le jeûne de cette journée, doit-elle rattraper ce jour là ?

Si la femme indisposée, durant le mois de Ramadan, devient pure juste avant l’apparition de l’aube, ne serait-ce que d'une minute tout en étant sûre de sa pureté, elle est obligée de jeûner ce jour-là, et il lui sera compté comme un jeûne valide, sans qu’elle soit obligée de le reprendre. Elle a en effet jeûné tout en étant pure et ce, même si elle n’a accompli ses ablutions rituelles qu’après l’apparition de l’aube. Il n’y a là aucune crainte. C’est comparable au cas d’un homme qui se réveille en étant impur suite à une relation sexuelle (licite) ou à une pollution nocturne, prend son repas du Sohour et jeûne mais ne se lave rituellement que bien après l’apparition de l’aube. Son jeûne est considéré comme valide et recevable.

Je saisis l’occasion pour souligner un point fréquent chez les femmes lorsque les menstrues apparaissent chez ces dernières après qu’elles aient jeûné cette journée. Beaucoup d’entre elles pensent que si les menstrues apparaissent après la rupture du jeûne et avant la prière du Icha, cela annule le jeûne de la journée. Ceci est totalement faux et ne repose sur aucun fondement. Au contraire le jeûne est complet et valide même si les menstrues surviennent une minute seulement après le coucher du soleil.




Question 3 :

La femme qui vient d’accoucher se doit-elle de jeûner et de prier avant la période de 40 jours, si elle constate la cessation de ses lochies ?

Oui… dès que femme qui vient d’accoucher constate la cessation de ses lochies, c’est-à-dire la fin des écoulements de sang, elle doit jeûner si c’est au cours du mois de Ramadan ; de même, elle doit prier et il est permis à son époux d’avoir des rapports sexuels avec elle, car elle est pure et dépourvue de tout ce qui empêche l’accomplissement du jeûne, de la prière ou des rapports sexuels.




Question 4 :

Que doit faire la femme dont la durée habituelle des menstrues est de sept ou huit jours, mais qui constate à une ou deux reprises qu’elles se sont poursuivies au delà de cette durée ?

Si une femme a des menstrues régulières de six ou sept jours, et que celles-ci se poursuivent au delà de cette période pour durer huit, neuf, dix ou onze jours, elle ne doit pas prier et doit attendre la cessation de ses menstrues.

Car le Prophète n’a jamais déterminé de limite à la durée des menstrues, et Allah a dit :

{ Et ils t’interrogent sur les menstrues. Dis : « c’est une source de mal… }

Ainsi, tant que l’écoulement du sang persiste, la femme est considérée comme indisposée et ce jusqu’à ce qu’elle constate la cessation de ses menstrues, se purifie et accomplisse la prière. Si en revanche le mois suivant, la durée des menstrues est plus courte, elle se purifie dès qu’elle constate la fin des écoulements même si elle a lieu plus tôt. En d’autres termes, la femme ne doit pas accomplir de prières tant qu’elle a ses menstrues, quelle qu’en soit la durée par rapport aux précédentes. Et elle reprend ses prières dès la cessation de ses menstrues.




Question 5 :

La femme qui vient d’accoucher doit-elle automatiquement observer une trêve de 40 jours dans l’accomplissement des prières et du jeûne ou doit-elle tenir compte de la cessation des écoulements, c’est-à-dire qu’elle se purifie et reprend ses prières dès qu’il n’y a plus d’écoulement de sang ? Et quelle est la durée minimale pour recouvrer la pureté suite à un accouchement ?


La femme qui vient d’accoucher n’a pas de durée minimale à attendre pour recouvrer sa pureté. Tant qu’elle a des écoulements de sang elle n’accomplit pas de prières, ni de jeûne, ni n’a de rapports sexuels avec son époux. En revanche si elle constate la cessation des écoulements, même si cela apparaît bien avant les 40 jours habituels, elle reprend ses prières, son jeûne et peut avoir des rapports avec son mari, même si les lochies n’ont duré que 10 ou 5 jours. L’important est que les lochies sont un phénomène concret et les règles à suivre sont liées à leur présence ou leur absence. Par conséquent tant que celles-ci sont présentes, leurs règles doivent être observées et dès que la femme s’en est purifiée, elle n’a plus à observer ces règles. Cependant si les lochies se prolongent au delà de 60 jours, la femme est alors atteinte de métrorragie, c’est-à-dire d’hémorragies persistantes. Dans ce cas elle observe les préceptes liés aux menstrues pendant la période équivalente à la durée habituelle de son cycle menstruel normal, puis elle se lave et fait ses prières.




Question 6 :


Si une femme constate
durant la journée du mois de Ramadan l’écoulement de légères gouttes de sang,
qui se poursuit tout au long du mois du Ramadan alors qu’elle jeûne, son jeûne
est-il valide ?


Oui son jeûne est valide. Quant à ces gouttes, ce ne
sont pas des menstrues parce qu’elles proviennent des veines.
L’Imam Ali Ibn Abî
Taleb a dit :
« Ces petites taches semblables aux saignements de nez ne sont pas
des menstrues. »





Question 7 :



Quand une femme en état de
menstrues ou une femme qui vient d’accoucher retrouve sa pureté avant
l’apparition de l’aube et ne fait ses grandes ablutions qu’après l’aube, son
jeûne sera-t-il valide ou pas ?



Oui le jeûne de la femme dont les
menstrues ont cessé avant l’aube est valide, même si elle ne s’est lavée
qu’après l’aube.
C’est aussi le cas pour la femme qui a les lochies car dès
lors, elle fait partie des gens qui doivent jeûner. Elle est semblable à celui
qui se réveille après l’aube en état d’impureté majeure (janâba) son jeûne reste
valide conformément à la parole d’Allah :


{…Cohabitez donc avec elles
maintenant, et mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue,
pour vous, le fil
blanc (la clarté) de l’aube du fil noir (l’obscurité de la nuit).
}


Si
Allah , qu’Il soit exalté, a autorisé les rapports sexuels jusqu’à l’aube cela
implique que la toilette rituelle ne peut avoir lieu qu’après l’aube.
Ceci est
par ailleurs corroboré par le Hadith de Aïcha
qu’Allah soit satisfait d’elle
-
qui dit :
« Le Prophète se levait le matin en étant impur suite à un
rapport avec l’une de ses épouses et il observait le jeûne ».
Cela
signifie qu’il ne se lavait de cette impureté qu’après l’aube.






Question 8 :



Si une femme sent la présence du sang menstruel
ou éprouve les douleurs habituelles des menstrues et que le sang ne s’écoule pas
avant le coucher du soleil. Son jeûne ce jour là est-il valide ou doit-elle le
reprendre ?



Si une femme pure sent le déclenchement de la
menstruation ou éprouve les douleurs caractéristiques des menstrues et que
l’écoulement du sang ne se produise qu’après le coucher du soleil,
son jeûne est
valide et elle n’est pas tenue de le rattraper s’il s’agit d’un jeûne
obligatoire. S’il s’agit d’un jeûne surérogatoire sa récompense ne sera pas pour
autant annulée.




Question 9 :


Quand la femme constate un
saignement, mais n’est pas certaine s’il s’agit du sang des menstrues ou pas,
son jeûne est-il valide ?



Oui son jeûne est valide car la règle
générale est l’absence des menstrues jusqu'à leur apparition et leur
identification de manière sûre.




Question 10 :



Il arrive parfois
que la femme trouve des traces légères de sang ou de très petites taches tout le
long de la journée. Tantôt elle constate ces traces dans la période habituelle
de menstruation sans que celle-ci ait lieu et tantôt elle les constate en dehors
de la période de menstruation. Qu’en est-il du jeûne de cette femme dans les
deux cas ?



La réponse à une question semblable vient d’être donnée.
Néanmoins
, il reste que si la femme constate la présence de ces traces de sang
durant la période habituelle de son cycle menstruel normal et qu’elle considère
cela comme faisant partie des menstrues qu’elle connaît,
dans ce cas, il s’agit
des menstrues.


Dernière édition par Safiya le Sam 18 Oct - 8:23, édité 1 fois
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Safiya
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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 8:21

Question 11 :



La femme en période de
menstrues et celle qui a les lochies, peuvent-elles manger et boire durant la
journée du mois du Ramadan ?


Oui elles peuvent manger et boire
durant la journée du mois du Ramadan. Cependant il vaut mieux qu’elles observent
une certaine discrétion notamment si elles se trouvent en présence d’enfants
dans la maison, car cela pourrait susciter chez ces derniers des interrogations
problématiques.




Question 12 :



Si la femme en période de
menstrues ou qui a les lochies se purifie à l’heure de la prière de Asr,
doit-elle faire à la fois les prières de Dzhor et de Asr ou uniquement celle de
Asr ?



L’avis le plus plausible sur ce sujet est qu’elle n’est tenue
de faire que la prière de Asr, parce qu’il n’existe aucun argument stipulant
l’obligation de faire la prière de Dzhor et le principe de base est qu’on est
déchargé de toute obligation jusqu’à preuve de contraire. Le Prophète a dit :


« Celui qui rattrape une Rak’a de la prière de Asr avant le coucher du
soleil, aura rattrapé la prière de Asr ».


On peut remarquer que le
Prophète n’a pas mentionné que cette personne aura rattrapé la prière de Dzhor
également. En effet, si la prière de Dzhor était obligatoire dans ce cas, le
Prophète l’aurait souligné.


Et aussi parce que si une femme a ses
menstrues après l’arrivée de l’heure de la prière de Dzhor, elle ne sera obligée
de rattraper que la prière de Dzhor lorsqu’elle se trouvera purifiée de ses
menstrues.
Elle ne rattrapera pas pour autant la prière de l’Asr bien que la
prière du Dzhor se groupe avec celle de l’Asr. Ce cas-là est similaire à celui
évoqué dans la question.


En conséquence, l’avis le plus plausible est
que cette femme ne doit accomplir que la prière de Asr comme l’ont prouvé les
textes prophétiques et l’analogie (présentée ci-dessus).
Il en sera de même
d’ailleurs pour la femme qui se purifie avant l’expiration du temps de prière de
Icha : elle n’aura à effectuer que la prière de Icha et ne sera pas tenue
d’accomplir celle de Maghrib.




Question 13 :

Il y a 2 cas de
femmes qui font de fausses couches : Le cas de la femme qui fait une
fausse-couche avant que l’embryon ne soit constitué et celui de la femme qui
fait une fausse-couche alors que l’embryon a déjà les premiers rudiments de la
forme humaine nettement différenciés. Qu’en est-il du jeûne de cette femme le
jour de sa fausse-couche et durant les jours suivants caractérisés par
l’écoulement du sang?


Si l’embryon n’est pas encore formé, le sang
écoulé n’est pas un sang d’accouchement. Elle doit donc continuer à jeûner et
prier et son jeûne reste valide.
En revanche si l’embryon est nettement formé,
le sang écoulé fait partie des lochies, elle ne doit pas jeûner ni accomplir de
prière pendant toute la période de l’écoulement.
La règle générale sur cette
question c’est de voir le résultat de l’avortement
: s’il s’agit d’un embryon
formé, le sang écoulé fait partie des lochies, et du coup il est interdit à
cette femme tout ce qui est interdit à la femme qui vient d’accoucher. Mais s’il
s’agit d’un embryon non formé, le sang écoulé ne fait pas partie des lochies et
n’entraîne donc aucune interdiction.




Question 14 :


L’écoulement du sang d’une femme enceinte durant le jour du mois de
Ramadan, affecte-t-il son jeûne ?


L’écoulement du sang des menstrues
d’une femme en état de jeûne annule son jeûne, comme le confirme le Hadith du
Prophète :


« N’est-ce pas que la femme qui a ses menstrues n’accomplit
pas de prières ni de jeûne ».

C’est pour cette raison que la
menstruation est considérée comme un facteur annulant le jeûne, il en est de
même des lochies ; l’écoulement du sang des menstrues ou des lochies gâte le
jeûne. Si l’écoulement du sang de la femme enceinte durant la journée du mois de
Ramadan est le produit d’une menstruation, il est pareil à la menstruation de la
femme non enceinte et en tant que tel, il affecte le jeûne et l’annule. S’il
n’est pas le résultat d’une menstruation, il n’a sur aucun effet son jeûne. La
menstruation qui peut se produire chez une femme enceinte est un écoulement de
sang régulier qui ne s’est pas arrêté depuis qu’elle a conçu et qui survient à
sa période habituelle des menstrues. D’après l’avis le plus plausible, il
s’agit-là des menstrues et la femme doit observer les règles juridiques des
menstrues. En revanche, si l’écoulement du sang s’interrompt et qu’ensuite, elle
recommence à voir un sang qui n’est pas l’écoulement habituel, cela n’affecte
nullement son jeûne parce qu’il ne s’agit pas des menstrues




Question 15 :
Si une femme constate, durant la période
habituelle de sa menstruation, un écoulement de sang qui dure toute une journée,
et que le lendemain elle n’en constate pas de toute la journée, que doit-elle
faire ?


Visiblement cette apparente pureté constatée en pleine
période de menstruation fait partie du cycle menstruel normal et ne saurait être
considérée comme un signe de pureté définitive.
Par conséquent elle s’abstiendra
de faire tout ce dont la femme qui à ses menstrues est astreinte de s’abstenir.


Certains savants affirment que si une femme constate un jour du sang et
un autre jour pas de sang de manière alternative, il faut considérer le sang
comme étant issu des menstrues et les jours sans sang comme une pureté, et ce
jusqu'à ce qu’elle atteigne 15 jours.
Au delà de cette limite, c’est-à-dire des
15 jours, la femme sera considérée comme atteinte de métrorragie
(hémorragies
persistantes chez les femmes).
Tel est l’avis qui est répandu chez les
Hanbalites.




Question 16 :
Si dans les derniers jours de
menstruation et avant la purification, la femme ne voit aucune trace de sang,
doit-elle jeûner ces jours-là, alors qu’elle n’a pas encore vu le liquide blanc
qui est le signe de l’arrêt de l’écoulement de sang?


Si elle n’a
pas l’habitude de voir ce liquide blanc comme c’est le cas avec certaines
femmes, elle jeûne. Mais si elle est habituée à constater l’écoulement de ce
liquide blanc, elle ne doit pas commencer à jeûner avant de le voir.





Question 17 :
Est-ce que la femme qui a ses menstrues et
celle qui vient d’accoucher peuvent lire ou réciter le Coran en cas de
nécessité, notamment si elles sont étudiantes ou enseignantes par exemple ?

Il n’y a aucun péché à ce qu’une femme qui a ses menstrues ou qui
vient d’accoucher lise ou récite du Coran
en cas de nécessité, comme c’est le
cas d’une étudiante ou d’une enseignante par exemple
, qui doit réciter son
chapitre quotidien du Coran.
Quant à la récitation et la lecture du Coran avec
l’intention d’acquérir la récompense
de la psalmodie,il vaut mieux qu’elle
l’évite
car beaucoup de savants, voire la grande majorité d’entre eux, pensent
qu’il n’est pas licite que la femme qui a ses menstrues lise le Coran.





Question 18 :

Est-ce que la femme qui a ses menstrues est
obligée de changer ses vêtements après sa purification, même s’ils n’ont pas été
atteints par le sang ni par une autre souillure ?


Elle n’est pas
obligée de les changer, car les menstrues ne souillent pas le corps de la femme,
mais uniquement les parties qui ont été en contact avec le sang.
C’est pourquoi
le Prophète a ordonné aux femmes, lorsque leurs habits sont tâchés par le sang
des menstrues de laver ce sang et de prier avec ces habits.







Question 19 :

Une femme n’a pas jeûné 7 jours du mois de Ramadan en raison des
lochies. Elle n’a pas pu les rattraper jusqu'à ce que le Ramadan suivant arrive.
Au cours de ce deuxième Ramadan, elle était encore en train d’allaiter et a une
fois de plus manqué de jeûner 7 jours qu’elle n’a pas rattrapés à cause de la
maladie. Que doit-elle faire alors que le 3ème Ramadan s’annonce déjà ?


Si cette femme est vraiment malade comme elle l’affirme, et n’est
pas en mesure de rattraper ses jours, elle est excusable.
Elle les rattrapera
quand son état de santé le lui permettra, même si le Ramadan suivant arrive.
En
revanche si elle n’a pas de motif valable et qu’elle ne fait que cacher sa
négligence sous de faux prétextes, il ne lui est pas licite de retarder la
compensation ou la reprise des jours manqués du mois du Ramadan jusqu’au Ramadan
suivant.
Aïcha -qu’Allah soit satisfait d’elle-, a dit :

« Il m’arrivait d’avoir
des jours de Ramadan à rattraper et je ne pouvais le faire qu’au cours du mois
de Chaâbane ».


Par conséquent cette femme doit se juger elle-même, si elle n’a
pas vraiment de raison valable, elle est en train de commettre un péché et doit
se repentir à Allah et s’empresser de s’acquitter de sa dette de jeûne.
Mais si
elle a une excuse, il n’y a pas de reproche à lui faire, même si elle retarde la
compensation de son jeûne d’une ou deux années.





Question 20 :


Certaines femmes commencent le jeûne du mois de Ramadan alors qu’elles
n’ont pas encore rattrapé les jours manqués du Ramadan précédent. Que
doivent-elles faire ?


Elles doivent se repentir à Allah pour une
telle négligence, car il n’est pas licite à celui qui a une dette de jeûne du
Ramadan de la retarder jusqu'au Ramadan suivant sans raison valable.
Ceci est
confirmé par ce dire de Aïcha -qu'Allah soit satisfait d'elle- :
« Il m’arrivait
d’avoir des dettes de jeûne du Ramadan, et je ne pouvais les acquitter qu’au
mois de Chaâbane ».
Ceci prouve qu’on ne peut retarder le rattrapage du jeûne
manqué au delà du mois de Ramadan suivant. Cette femme est donc obligée de se
repentir et de reprendre les jours de jeûne manqués après le deuxième Ramadan

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Safiya
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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 8:58

Question 21 :

Si les menstrues d’une femme surviennent à une
heure de l’après-midi par exemple alors qu’elle n’a pas encore accompli la
prière de Dzhor, doit-elle reprendre cette prière une fois purifiée de ses
menstrues ?


Il y a une divergence entre les savants à ce sujet :


Certains affirment qu’elle ne doit pas reprendre cette prière car elle
n’a commis aucun péché ni négligence, dans la mesure où elle a le droit de
retarder la prière jusqu'à la limite de son temps légal. D’autres savants
préconisent le rattrapage de cette prière et ce en vertu du Hadith du Prophète
qui dit :
« Celui qui retrouve une Rak’a de la prière aura retrouvé la
prière ».


Il convient donc par mesure de précaution, que cette femme
rattrape cette prière unique
qui ne requiert aucun effort, ni gêne.





Question 22 :

Si la femme enceinte constate des saignements
un ou deux jours avant son accouchement, doit-elle suspendre son jeûne et ses
prières à cause de cela ?


Si la femme enceinte voit du sang
accompagné de douleurs et de contractions, il s’agit alors de lochies. Elle doit
à cet instant suspendre son jeûne et ses prières. Si le sang n’est pas
accompagné de douleurs, il ne s’agit que d'un saignement anormal qui ne doit pas
être considéré et n’empêche pas l’accomplissement du jeûne et des prières.





Question 23 :

Que pensez-vous de la prise de médicaments
afin de retarder le cycle menstruel dans le but de pouvoir jeûner le mois de
Ramadan (dans son intégralité) en même temps que le reste des gens ?


Je mets en garde contre cela… car ces médicaments ne sont pas
dépourvus d’effets secondaires très néfastes d’après ce qui m’a été certifié par
des médecins. Il faudrait dire à la femme que les menstrues sont une chose
naturelle qu’Allah a destinée à toutes les filles d’Adam et qu’elle doit
accepter ce qu’Allah lui a destiné.
Qu’elle jeûne tant qu’elle n’a pas
d’empêchement ; quand celui-ci survient, il faut qu’elle arrête son jeûne,
marquant ainsi une soumission et une satisfaction par rapport aux décrets
divins.





Question 24 :

Après deux mois de mariage, une femme
a commencé à trouver de petites traces de sang après la fin de son cycle
menstruel. Doit-elle suspendre son jeûne et ses prières ou que doit-elle faire ?

Les problèmes féminins relatifs aux menstrues et aux relations
intimes sont innombrables.
Parmi leurs causes, il y a la prise des comprimés
pour empêcher les grossesses et les règles.
Les gens ne connaissaient pas ce
genre de difficultés. Il est vrai, des difficultés ont toujours existé depuis
l'envoi du Messager voire depuis que les femmes existent. Mais leur
multiplication actuelle qui plonge l'homme dans la perplexité face à la
résolution de ces problèmes est vraiment regrettable.


Toutefois, la
règle générale est que lorsque la femme devient pure et s’assure de sa
purification
, -j’entends par là l’observation du liquide blanc que les femmes
connaissent bien - ce qui survient après cette purification et qui peut prendre la
forme d’un liquide de couleur terne ou jaune, des taches ou une certaine moiteur
ne fait plus partie des règles. Par conséquent, cela n’empêche pas
l’accomplissement
des prières, du jeûne, ou des rapports sexuels avec l’époux
parce qu'il ne s'agit pas des règles.


D’ailleurs, Oummou Atiyya a dit :« Nous
ne considérions pas l’écoulement jaune ou trouble comme faisant partie de nos
menstrues »
[Rapporté par Al Boukhari. Et Abû Dawud a ajouté:« …après la
purification »
et sa chaîne de rapporteurs est authentique.]

A partir de
là, on peut affirmer que toutes ces choses qui se produisent après la
purification constatée avec certitude par la femme, n’empêchent pas
l’accomplissement
de la prière, du jeûne, ou des rapports sexuels avec l’époux.
Il faut tout de même qu’elle ne se précipite pas, jusqu’à ce qu’elle soit sûre
de sa pureté. Car certaines femmes s’empressent de se laver dès que l’écoulement
du sang s’interrompt, sans prendre la peine de constater la purification
définitive. C’est pourquoi les femmes des Compagnons du Prophète y envoyaient à
Aïcha, la Mère des croyants - qu’Allah soient satisfait d’elle -, des morceaux de
coton tachés de sang pour lui demander son avis. Elle leur répondait :
« Ne vous
hâtez pas, attendez de voir le liquide blanc. »




Question 25 :


Certaines femmes ont tantôt des saignements continus et tantôt ils
s’interrompent un ou deux jours avant de reprendre. Quelles sont les
dispositions légales concernant les pratiques religieuses, notamment le jeûne et
la prière, dans ce cas-là ?


De l'avis de beaucoup de savants, la
femme qui a un cycle menstruel régulier, se lave à la fin de son cycle et
reprend sa prière et son jeûne ; et ce qu’elle pourrait voir après deux ou trois
jours comme traces de sang n’est pas considéré comme menstrues, car la durée
minimale de la pureté selon ces savants est de 13 jours.


D’autres savants soutiennent que tant que la femme voit du sang, elle doit considérer ce
sang comme un sang de menstrues. Et dès qu’elle constate la cessation des
menstrues, elle est considérée comme purifiée même s’il n’y a pas un intervalle
de 13 jours entre les deux cycles menstruels.





Question 26 :


Durant les nuits du Ramadan, est-il mieux pour la femme de faire ses
prières chez elle ou d’aller à la mosquée, surtout s'il y a des prêches et des
exhortations. Quels conseils prodiguez-vous aux femmes qui prient dans les
mosquées ?


Il vaut mieux qu’elle fasse la prière chez elle ; et ce
conformément au Hadith du Prophète :
« Leurs maisons sont mieux pour
elles ».


Par ailleurs, la sortie des femmes n’est pas exempte de
tentations dans la plupart des cas.
Par conséquent, il vaut mieux qu’elle reste
chez elle au lieu de se rendre à la mosquée pour prier.
Quant aux prêches et aux
exhortations elle peut les suivre à partir d’une cassette…


Je recommande à
celles qui sortent prier dans les mosquées
d’observer une tenue vestimentaire
pudique et de ne pas se parfumer.






Question 27 :

Quel est
l’avis juridique au sujet de la femme qui goûte la nourriture qu’elle prépare le
jour du Ramadan alors qu’elle est en état de jeûne ?


Il n’y a aucun
problème parce qu'elle le fait par nécessité. Il faut cependant qu’elle recrache
ce qu’elle a goûté pour ne pas l’avaler.






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Safiya
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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 9:26

Question 28 :


Suite à un accident, une femme au début de sa grossesse, a eu une importante
hémorragie qui lui a fait faire une fausse couche. Peut-elle suspendre le jeûne
ou doit-elle le poursuivre ? Et si elle l’arrête, aura-t-elle commis un péché?


Nous disons que la femme enceinte ne règle pas comme l'a dit
l’Imam Ahmad Ibn Hanbal
. Au contraire, les femmes réalisent, qu’elles sont
enceintes grâce à l’interruption du cycle menstruel. Allah
a créé les règles
pour un but et une sagesse ; comme le disent les scientifiques, il s'agit d'un
processus de nutrition de l'embryon dans le ventre de sa mère. Ainsi, en cas de
grossesse, les règles s'arrêtent. Cependant pour certaines femmes, la
menstruation peut se poursuivre normalement comme cela se passait avant la
grossesse.
Dans un tel cas, la femme est considérée comme effectivement ayant
ses menstrues,
car ses menstrues se sont poursuivies et n’ont pas été affectées
par la grossesse. De telles menstrues priveront cette femme de tout ce dont les
menstrues d’une femme non enceinte privent. Elles l’astreindront à toutes les
obligations d’une femme qui a ses menstrues et la dispenseront de tout ce dont
les menstrues normales dispensent.


En résumé, les saignements d’une
femme enceinte sont de deux types :


1. Un premier type jugé comme
menstrues
; c’est le saignement qui s’est poursuivi pendant la grossesse de la
même façon et au même rythme qu’auparavant.
Cela veut dire que la grossesse n’a
pas affecté le cycle menstruel et il s'agit donc bien des menstrues.


2.
Un deuxième type de saignement qui arrive à l'improviste suite à un accident, au
port d’une charge lourde ou à une chute. Dans ce cas, les saignements ne sont
pas considérés comme des menstrues
mais du sang des veines. Par conséquent ils
n’empêchent pas la femme de prier, ni de jeûner. Elle est considérée comme une
femme purifiée. Mais si avec cet accident, il y a un embryon qui tombe de
l’utérus, il faut se fier à la nature du corps ainsi expulsé comme le disent les
savants.
S’il s’agit d’un embryon dont les formes humaines sont bien
différenciées, les saignements produits seront considérés comme du sang de
lochies
; la femme doit alors suspendre le jeûne, la prière et les rapports
sexuels avec son époux. En revanche, si l’embryon n’a pas encore les formes
humaines caractérisées, les écoulements qui résultent de la fausse couche ne
sont pas considérés comme du sang de lochies, mais seulement comme du sang
anormal qui n’entraîne pas d’interdiction de prière, de jeûne ou d’autres
choses.


D’après les savants, la durée minimale pour que les formes
humaines soient nettement constituées et identifiées est de 81 jours et ce
conformément au Hadith du Prophète rapporté par Abdullah ibn Mas'oud :


«
Chacun d’entre vous demeure d'abord 40 jours à s'agglomérer dans le ventre de sa
mère. Puis pendant un temps d'égale durée, il est adhérence. Puis, pendant 40
autres jours, il devient un embryon. Ensuite un Ange lui est envoyé avec l'ordre
d'écrire quatre mots relatifs à la part de biens de l'homme, au terme de sa vie,
à sa conduite et ses actes et à sa destinée malheureuse ou heureuse ».
[Rapporté
par Al Boukhari et Mouslim.]


Il n'est donc pas possible que la forme
humaine se constitue avant ce temps là. En général, la forme humaine ne peut
apparaître nettement que 90 jours après la conception comme l'ont affirmé
certains savants.






Question 29 :

J’ai fait une fausse
couche à mon troisième mois de grossesse, il y a un an de cela. Je n’ai pas prié
jusqu’à ce que je me sois purifiée. On m’a dit qu’il aurait fallu que je prie.
Que dois-je faire alors que je ne connais pas le nombre exact de jours ?


Ce qui est connu chez les savants, c’est que la femme qui a fait une
fausse couche au troisième mois de sa grossesse ne fait pas de prières
; car
lorsque la femme avorte d’un embryon dont les formes humaines sont nettement
constituées,
le saignement qui se produit est celui des lochies et elle ne doit
pas prier dans cet état.
Les savants soutiennent qu’après 81 jours de grossesse,
l’embryon peut être nettement formé. Cette durée est inférieure au trois mois
dont vous parlez. Si vous êtes donc certaine que vous avez fait une fausse
couche à votre troisième mois de grossesse, il s’agit alors d’un sang de lochies
et vous n’avez ni à prier, ni à jeûner. Mais si vous avez fait la fausse couche
avant le troisième mois et avant les 81 jours sur lesquels s’accordent les
savants, les saignements qui en ont résulté ne sont que du sang anormal et
n’entraînent donc pas de suspension de jeûne et de prières. En conséquence, vous
devrez rattraper les prières non accomplies.
Si vous ne connaissez pas le nombre
exact de jours, vous devez faire un effort d'approximation et rattraper toutes
les prières qu'il vous semble très probablement que vous n'avez pas accomplies.






Question 30 :

Une femme jeûne le mois de Ramadan depuis
l’âge légal du jeûne. Mais elle n’a jamais repris les jours de jeûne manqués en
raison de son cycle menstruel car elle ignore le nombre de jours de jeûnes
manqués. Elle aimerait avoir des conseils sur ce qu'elle doit faire actuellement
?


Il est vraiment regrettable que ce genre de situation se passe
parmi les femmes croyantes. Ce délaissement, je veux dire le délaissement du
rattrapage du jeûne manqué peut résulter soit de l’ignorance, soit de la
négligence. Dans les deux cas, il demeure un fléau dont la solution est la quête
du savoir et le questionnement.
En ce qui concerne la négligence, son remède est
la crainte permanente d’Allah
et de Son châtiment ainsi que le fait de
s'empresser de faire ce qui attire Son agrément.
Cette femme doit donc se
repentir à Allah
et implorer Son pardon pour ce qu’elle a fait. Elle doit
s'efforcer d'évaluer autant que faire ce peut, ses jours de jeûne manqués et les
rattraper de façon à s’acquitter de sa dette. Nous espérons qu’Allah
agréera son
repentir.





Question 31 :

Quel est l’avis juridique au sujet
d’une femme dont les menstrues surviennent après le commencement du temps de
prière ? Doit-elle la rattraper après sa purification ? Et si elle se purifie
avant l’expiration du temps de la prière, doit-elle l’effectuer ?



Premièrement: Si la femme a ses menstrues après le commencement du
temps de la prière, elle doit, une fois purifiée, rattraper la dite prière
(c'est-à-dire celle à l'heure de laquelle étaient survenues ses règles) si elle
ne l'avait pas accomplie avant le début de ses règles ; et ce conformément au
Hadith du Messager qui dit :


« Celui qui retrouve une Rak’a de la prière
aura retrouvé la prière ».


Ainsi, si ses règles commencent alors que
l'heure de la prière est arrivée et qu'il s'est déjà écoulé un temps suffisant
pour accomplir au moins une Rak'a de la prière, elle est obligée de rattraper
cette prière si elle ne l'avait pas faite avant le début des règles.


Deuxièmement : Si elle se purifie de ses menstrues avant l’expiration du
temps de la prière, elle se doit de l’effectuer. Ainsi, si elle se purifie avant
le lever du soleil d’un temps suffisant pour accomplir une Rak’a, elle doit
effectuer la prière de l’aube. Si elle se purifie avant le coucher du soleil
d’un moment équivalent à l’accomplissement d’une Rak’a, elle est tenue
d’accomplir la prière de Asr. Et si elle se purifie avant le milieu de la nuit,
d’un moment équivalent à l’accomplissement d’une Rak’a, elle est tenue de faire
la prière de Icha. Par contre, si elle recouvre sa pureté après le milieu de la
nuit, elle n’est pas tenue de faire la prière de Icha, mais seulement celle de
l’aube le moment venu. Allah dit :


{ Puis lorsque vous êtes en sécurité
accomplissez la Salat (normalement), car la Salat demeure pour les croyants une
prescription à des temps déterminés }


C’est-à-dire que la prière est une
obligation à temps fixe qu’on ne peut différer au delà de son heure ou anticiper
avant l'arrivée de l'heure.






Question 32 :

Mes menstrues sont
survenues alors que j’étais en train de prier. Que Dois-je faire ? Dois-je
rattraper les prières manquées durant toute la période de mes menstrues ?



Si les menstrues surviennent chez la femme après le commencement du
temps de prière, c’est-à-dire par exemple une demi-heure après que le soleil ait
dépassé son zénith, elle devra une fois purifiée reprendre cette prière dont le
temps a commencé alors qu’elle était pure et ce conformément à ce verset
coranique :


{ Car la Salat demeure pour les croyants une prescription à
des temps déterminés }


En revanche, elle n’est pas tenue de reprendre
les prières manquées durant la période des menstrues et ce conformément au
Hadith du Prophète dans lequel il dit entre autres :


« (…) n'est-ce pas
que quand la femme a ses menstrues, elle ne prie pas et ne jeûne pas. »


De même, les savants sont unanimes sur le fait qu’elle n’ait pas à
rattraper les prières manquées en période de menstrues. Mais dès qu’elle se
purifie et qu’elle a un temps suffisant pour accomplir au moins une Rak’a de la
prière du moment avant la fin de l'heure, elle est obligée d’accomplir cette
prière. Car le Prophète a dit :


« Celui qui retrouve une Rak’a de la
prière de Asr avant le coucher du soleil aura retrouvé la prière de Asr ».


Si elle recouvre sa pureté durant le temps de Asr ou avant le lever du
soleil et qu’il reste avant le coucher du soleil ou avant son lever un temps
permettant d'accomplir une Rak’a, elle doit faire la prière de Asr ou celle de
l’aube selon le cas.







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Safiya
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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 9:36

Question 33 :

J’ai une mère âgée de 65
ans. Cela fait 19 ans qu'elle n'a plus accouché, mais elle a des saignements qui
durent depuis trois ans. Il semble qu’il s’agit d’une maladie qu’elle a
contractée au cours de cette période-là. Que doit-elle faire alors que nous
sommes au seuil du mois de Ramadan ? Et que doivent faire les femmes dans son
cas s'il vous plaît ?


Dans un tel cas, la femme atteinte
d’hémorragies doit suspendre ses prières et son jeûne pendant la période
habituelle de ses règles avant cette hémorragie.


Si par exemple ses règles
apparaissaient au début de chaque mois et duraient 6 jours, elle doit, au début
de chaque mois, rester pendant une période de 6 jours sans jeûner, ni prier et
ensuite elle se lave et reprend ses activités de jeûne et de prière.


Pour
les femmes qui souffrent de cette contrariété, l’accomplissement des prières se
fera de manière particulière.
Avant de faire ses petites ablutions, la femme
devra faire une toilette intime complète en veillera à employer des serviettes
hygiéniques après la toilette afin d'empêcher les écoulements. Ensuite elle fait
ses ablutions. Elle fait cela aux heures de la prière obligatoire et chaque fois
qu’elle veut faire des prières surérogatoires en dehors des heures des prières
obligatoires.


Cependant pour simplifier la gêne que lui occasionne le
renouvellement de toute cette toilette et des ablutions à chaque prière, elle a
le droit de grouper la prière de Dzhor avec celle de Asr et celle de Maghrib
avec celle de Icha.
Ainsi, elle aura à faire sa toilette intime et ses ablutions
une fois pour la prière de Dzhor et de Asr, une fois pour la prière de Maghrib
et de Icha et une fois pour la prière de l’aube ; c’est-à-dire 3 fois au lieu de
5.


Je réitère et j’insiste : quand elle veut se purifier, elle doit bien
se nettoyer le vagin et utiliser immédiatement des serviettes hygiéniques pour
empêcher et limiter les écoulements. Juste après, elle fait ses ablutions et ses
prières.
Elle fera quatre Rak’a pour la prière de Dzhor, quatre Rak’a pour la
prière de Asr, trois Rak’a pour la prière de Maghrib, quatre Rak’a pour la
prière de Icha et deux Rak’a pour la prière de Sobh ; c’est-à-dire qu’elle ne
doit pas raccourcir les prières, comme certains le pensent.


Elle a le
droit par contre de grouper la prière de Dzhor avec celle de Asr et la prière de
Maghrib avec celle de Icha. Le groupement peut se faire soit en avançant les
deux prières en question (à l'heure de la première), soit en les retardant (à
l'heure de la deuxième).
Et elle peut aussi, si elle le désire, faire avec ses
mêmes ablutions des prières surérogatoires.






Question 34 :


Est-ce qu’une femme qui a ses menstrues peut rester dans la Mosquée
sacrée de la Mecque pour écouter les Hadiths et les sermons ?


Il
n’est pas permis à la femme qui a ses menstrues de rester dans la Mosquée sacrée
de la Mecque ni dans une autre mosquée.
Cependant elle peut passer dans une
mosquée pour récupérer un bien ou un objet quelconque. Ceci est confirmé par le
Hadith du Prophète quand il demanda à son épouse Aïcha d’aller lui chercher un
tapis de prière. Elle lui répondit qu’il se trouvait à l’intérieur de la Mosquée
alors qu’elle avait ses menstrues. Il lui dit alors :


« Tes menstrues ne sont
pas dans tes mains ! ».


Par conséquent, si la femme qui a ses menstrues
passe dans la Mosquée en étant sûre que ses saignements n’atteignent pas la
mosquée, il n’y a aucun problème à ce qu’elle y entre.


Mais il lui est
interdit de s’asseoir et d’y rester.
Ceci est par ailleurs confirmé par le
Prophète quand il ordonna à toutes les femmes et jeunes filles, y compris celles
qui avaient leurs menstrues de sortir de leurs demeures pour assister à la
prière de l’Aïd dans un grand lieu de prière en plein air.
Il recommanda
cependant aux femmes qui avaient leurs menstrues d'éviter le lieu de prière.
Ceci prouve que la femme qui a ses menstrues n’a pas le droit de rester dans une
mosquée pour écouter un Hadith ou un sermon.



Quelques règles sur la
purification dans la prière



Question 35 :

Les pertes qui
s’écoulent de la femme, qu’elles soient blanches ou jaunes, sont-elles pures ou
souillées ? De tels écoulements nécessitent-ils des ablutions ou pas, tout en
sachant qu’ils sont continus ? Quel est l’avis juridique quand ces écoulements
sont discontinus, d’autant que la majorité des femmes instruites considèrent
cela comme une moiteur naturelle qui ne nécessite pas les ablutions ?

Après avoir fait des recherches, il me semble que lorsque
ces sécrétions ne proviennent pas de la vessie mais de l’utérus,
elles sont
pures. Mais elles annulent quand même les ablutions en dépit de leur pureté.


En effet, ce qui annule les ablutions ne doit pas nécessairement être une
impureté, comme c’est le cas par exemple des gaz évacués par l’anus qui n'ont
pas un corps et qui entraînent tout de même l’annulation des ablutions.


Par
conséquent, si la femme ressent ces sécrétions alors qu’elle a les petites
ablutions elle les perd et doit les renouveler.


Dans le cas où ces
sécrétions seraient continues et permanentes, elles n’annulent pas les ablutions
; mais, la femme ne doit dans ce cas faire ses ablutions que lorsque le temps de
la prière arrive, et à ce moment, elle peut faire les prières obligatoires et
surérogatoires et peut aussi réciter le Coran ou faire tout ce qu'elle veut
parmi les choses qui lui sont permises avec ces ablutions-là.


Les
savants ont dit la même chose concernant les gens atteints d’une incontinence
urinaire.
C'est donc là les dispositions légales relatives à ces sécrétions :


Du point de vue de la pureté, elles sont pures, et du point de vue de
l'annulation des ablutions, elles annulent les ablutions, sauf dans le cas où
elles coulent en permanence ; si elles sont permanentes, elles n'annulent pas
les ablutions, toutefois, la femme ne doit faire ses ablutions pour la prière
qu'après l'arrivée de son heure et se protéger.


Mais si ces sécrétions sont
discontinues et qu’elles s’interrompent habituellement aux heures de prière,
elle devra retarder la prière pour l'accomplir au moment de leur interruption en
veillant à ce que le temps légal de la prière n’expire pas. Si elle craint
l'expiration de son temps, elle doit alors faire ses ablutions, se protéger (de
ces sécrétions) et accomplir sa prière.


Que ces sécrétions soient
abondantes ou infimes importe peu, dès lors qu’elles sont évacuées par les voies
naturelles. Elles annulent les ablutions dans les deux cas de figure,
contrairement à ce qui pourraient sortir du reste du corps, tel
le sang (d’une
blessure), et le vomi qui, eux, n’annulent pas les ablutions,
qu’ils soient en
grande ou en petite quantité.


Quant à l’opinion courante chez certaines
femmes selon laquelle de telles sécrétions n’annulent pas les ablutions, elle ne
repose à ma connaissance sur aucun fondement, à l’exception d’un avis d’Ibn Hazm
-qu'Allah lui fasse miséricorde- qui affirme que cela n’annule pas les
ablutions.
Mais il n’apporte aucune preuve pour justifier cela. S'il y avait une
preuve du Coran, de la Sunna ou des avis des Compagnons pour appuyer cette
opinion, cela aurait été un argument (pour la considérer).


La femme doit
donc craindre Allah et bien veiller à sa purification, car la prière n’est pas
agréée sans purification, même si l’on prie une centaine de fois.


Certains savants estiment même que la prière sans purification
(ablutions) est une forme d’hérésie dans la mesure où c'est une manière de se
moquer des versets du Coran.





Question 36 :

Quand la femme
qui a des sécrétions vaginales continues fait ses ablutions pour une prière
obligatoire, peut-elle avec ces mêmes ablutions faire autant de prières
surérogatoires qu'elle désire et réciter du Coran jusqu’à la prière obligatoire
suivante ?


Si la femme fait ses ablutions pour une prière
obligatoire dès l’entrée en vigueur du temps de celle-ci, elle peut prier autant
de prières obligatoires et surérogatoires qu'elle désire ou réciter le Coran
jusqu’à la prière obligatoire suivante.





Question 37 :

Est-ce
que cette femme-là peut faire la prière du Doha (après le lever du soleil) avec
ses ablutions de la prière de l’aube ?


Elle ne peut pas faire cela
car la prière du Doha a un temps fixe. Il faut renouveler les ablutions pour
cette prière à son heure.
En effet, cette femme se trouve dans la même situation
que la femme atteinte de métrorragie
; et le Prophète ordonna à cette dernière
de renouveler les ablutions à chaque prière :


1. Le temps de Dzhor : à
partir du moment où le soleil commence à quitter son zénith jusqu’au temps de
Asr.


2. Le temps de Asr : du début de Asr jusqu’au moment où le soleil
commence à jaunir, et en cas de force majeure, jusqu’au coucher du soleil.

3. Le temps du Maghrib : du coucher du soleil jusqu’à la disparition du
rougeoiement crépusculaire (c’est-à-dire la tombée de la nuit).


4. Le
temps de Icha : à partir de la disparition du rougeoiement crépusculaire jusqu’à
la fin de la première moitié de la nuit.


Dernière édition par Safiya le Sam 18 Oct - 10:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 9:53

Question 38 :


Est-ce que cette femme-là peut faire des prières surérogatoires après la
première moitié de la nuit avec les ablutions de la prière de Icha ?


Non. Au delà de la première moitié de la nuit, elle doit renouveler ses
ablutions. D’autres disent qu’elle n’est pas obligée de renouveler ses ablutions
et cet avis est peu plausible.






Question 39 :

Quelle est la
limite du temps légal de la prière de Icha ? Et comment le savoir ?


La fin du temps légal de Icha est le milieu de la nuit. On peut le
déterminer en divisant en deux le temps compris entre le coucher du soleil et
l'apparition de l’aube.
Le temps légal de la prière Icha prend fin avec la fin
de la première moitié de la nuit. La deuxième moitié n’est pas un temps de
prière (obligatoire) mais un simple intervalle entre la prière de Icha et celle
de l’aube.






Question 40 :

Si une femme atteinte d’écoulements
discontinus fait ses ablutions mais que ses écoulements reprennent juste après
ses ablutions et avant qu’elle ne fasse sa prière, que doit-elle faire dans ce
cas ?


Si les écoulements sont discontinus elle doit attendre le
moment de leur interruption. Mais s’ils sont très irréguliers, elle fait ses
ablutions,
une fois l’heure de prière venue, et elle fait normalement sa prière,
sans être redevable de rien.





Question 41 :

Que faut-il faire
si le corps ou les habits sont atteints par ces écoulements ?


Si ces
écoulements sont purs, il ne faut rien faire. Mais s’ils sont souillés,
c’est-à-dire s’ils proviennent de la vessie, il faut les laver.




Question 42 :

Dans le cas des ablutions à la suite de tels
écoulements, peut-on se contenter de laver uniquement les membres concernés par
les ablutions (sans faire la toilette intime) ?


Oui, on peut se
contenter de cela tant que ces écoulements sont purs, c’est-à-dire qu’ils
proviennent de l’utérus et non pas de la vessie.







Question 43 :


Qu’est-ce qui explique qu’il n’y ait eu aucun Hadith du Prophète
affirmant l’annulation des ablutions par un tel écoulement, alors que les femmes
de l’époque posaient beaucoup de questions sur tout ce qui était lié à leurs
pratiques religieuses ?


Parce que ce n'est pas chez toutes les
femmes que ce type d’écoulement existe.





Question 44 :

Quand
une femme n’accomplit jamais les ablutions, et ce par ignorance, quel est l’avis
juridique dans ce cas ?


Elle doit se repentir à Allah et interroger
les savants dans ce domaine.





Question 45 :

Certains vous
attribuent l’avis selon lequel ce type d’écoulement ne nécessite pas le
renouvellement des ablutions.


Celui qui m’attribue cet avis se
trompe. Il semble que quand je dis que cet écoulement est pur, il comprend qu'il
n’annule pas les ablutions.







Question 46 :

Il arrive que des
petites sécrétions troubles, apparaissent chez la femme, un jour avant ses
règles ou plus d'un jour auparavant ou moins. Ces sécrétions prennent parfois la
forme de légers filaments noirâtres ou brunâtres qui peuvent aussi apparaître
parfois après les menstruations. Quel est l’avis juridique dans ces cas- là ?


Si ces sécrétions sont des préliminaires aux menstrues elles sont
alors considérées comme menstrues.
On peut reconnaître cela par les douleurs
spécifiques au cycle menstruel.
Si ces sécrétions surviennent après les
menstrues il faut attendre jusqu'à ce quelles disparaissent
parce que ce genre
de sécrétions qui surviennent dans le prolongement des règles font partie des
règles. Aïcha -qu'Allah soit satisfait d'elle- disait dans pareils cas, aux
femmes des Compagnons :
« Ne vous hâtez pas, attendez jusqu'à ce que vous voyiez
le liquide blanc ».
Et Allah
sait mieux.


Dernière édition par Safiya le Sam 18 Oct - 10:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 10:01

Les dispositions légales du
pèlerinage et de la ‘Umra en période de menstrues.



Question 47 :


Comment fait la femme qui à ses menstrues pour accomplir les deux Rak’a
de la mise en état de sacralisation (Al-Ihram) ? Peut-elle réciter le Coran à
voix basse ?


Premièrement : Il faut savoir que la mise en état
de sacralisation rituelle ne requiert pas de prières, car il n’y a aucune
référence stipulant que le Prophète a institué à sa communauté la prière de mise
en état d’Ihram, ni par ses dires, ni par ses actes, ni par ses approbations.


Deuxièmement : Cette femme qui, avant de se mettre en état de
sacralisation, a eu ses menstrues, peut bien le faire tout en ayant ses
menstrues car le Prophète ordonna à Asma bint Oumeice, épouse de Abû Bakr, le
jour où elle accoucha à Dzoul Houlaifa (qui est un Miqat, c’est-à-dire un
endroit fixé pour se mettre en état d’Ihram), de se laver et de se protéger avec
un habit ou un tissus, puis de se mettre en état d’Ihram. Il en est de même pour
la femme qui à ses menstrues, elle doit rester en état de sacralisation jusqu'à
ce qu’elle se purifie, ensuite elle fait les processions rituelles autour de la
Kaâba (Tawaf) et le parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa.


Quant
à la récitation du Coran, elle est permise. La femme qui à ses menstrues a en
effet le droit de réciter le Coran en cas de besoin ou d’intérêt, mais si elle
veut juste le réciter avec une intention d’adoration il vaut mieux qu’elle
l’évite.



Question 48 :

En partant pour le pèlerinage une
femme eut ses menstrues cinq jours après son départ. Quand elle arriva au Miqat
(limite du territoire au delà duquel le pèlerin doit être en état de
sacralisation) elle fit ses ablutions rituelles et se mit en état d’Ihram alors
qu’elle n’était pas encore purifiée de ses menstrues. Quand elle arriva à la
Mecque elle demeura à l’extérieur de la Mosquée sacrée et n’accomplit aucun rite
de pèlerinage (Hadj) ou de la ‘Umra (le petit pèlerinage). Elle demeura
également deux jours à Mina avant de recouvrer sa pureté. Elle se lava alors, et
accomplit tous les rites de la ‘Umra tout en étant purifiée. Mais les
saignements reprirent de nouveau pendant qu’elle accomplissait la
circumambulation al-Ifada du pèlerinage. Cependant par pudeur et par gêne, elle
poursuivit l’accomplissement des rites du pèlerinage, et ne prévint son tuteur
qu’après être rentrée dans son pays. Quel est le jugement de l’Islam dans ce cas
?


Si les saignements qu’elle a eus durant la circumambulation
al-Ifada correspondent bien à ceux des menstrues
qu’elle connaît habituellement
par leurs natures et leurs douleurs,
alors cette circumambulation n’est pas
valide
. Elle doit retourner à la


Question 49 :

Une femme arrive en état de sacralisation pour
une ‘Umra, et dès qu’elle atteint la Mecque ses menstrues surviennent. Son
Mahram (conjoint ou tuteur légal) est obligé de repartir immédiatement et elle
ne connaît personne à la Mecque. Que doit-elle faire ?


Elle doit
repartir avec lui tout en restant en état de sacralisation. Ensuite elle revient
une fois purifiée de ses menstrues,
s’il s’agit d’une personne qui habite le
Royaume d'Arabie Saoudite
. Car le retour ne requiert pas d’efforts ni de
formalités administratives contraignantes. Mais si c’est une étrangère qui ne
peut revenir qu'avec beaucoup de peine, qu'elle se protège (du saignement) puis
qu’elle fasse sa circumambulation et son parcours entre les monts As-Safa et
Al-Marwa et termine sa ‘Umra durant ce voyage là.
Son Tawaf à ce moment-là est
un cas de force majeure, or le cas de force majeur autorise les interdits.





Question 50 :


Quel est l’avis juridique dans le cas d’une
femme dont les menstrues surviennent durant les jours de son pèlerinage ? Est-ce
que ce dernier est valide ?


On ne peut répondre à cette question
tant que l’on ne sait pas exactement quand cette personne a eu ses menstrues,
car certains rites du pèlerinage ne sont pas prohibés en état de menstruation et
d’autres le sont.
Elle ne peut en effet accomplir la circumambulation qu'en état
de pureté. Quant au reste des actes du pèlerinage, ils peuvent être effectués,
même en état de menstruation.

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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 10:30

Question 51 :

J’ai accompli le
devoir du pèlerinage l’année dernière et j’ai effectué tous les rites du
pèlerinage à l’exception la circumambulation al-Ifada et celle d’adieu (Tawaf
Al-Wada’) que je n’ai pu faire pour une raison légale. Je suis revenue chez moi
à Médine dans l’intention de retourner un jour pour faire ces deux rites. Comme
j’ignorais les prescriptions religieuses à ce sujet, je me suis désacralisée
(Tahalul) et j’ai fait tout ce qui m’était interdit en état de sacralisation
(Ihram). Je me suis renseignée concernant mon retour afin de faire les rites non
accomplis et l’on m’a dit qu’il n’est plus la peine que je refasse la
circumambulation car elle n’est plus valide du moment que j’ai annulé mon
pèlerinage et que je dois le refaire intégralement l’année suivante tout en
immolant une vache ou une chamelle à titre de compensation. Est-ce que cela est
correct ? Est-ce qu’il y a une autre solution ? Si oui laquelle ? Est-ce que mon
pèlerinage est effectivement annulé ? Dois-je le refaire ?


Voici un
autre cas qui illustre bien les drames que l’on peut vivre quand les gens
s’enhardissent à délivrer des avis juridiques sans connaissance théologique
nécessaire.


Dans ce cas, vous devez retourner à la Mecque et effectuer
la circumambulation al-Ifada seulement. Quant à la circumambulation d’adieu,
vous en êtes dispensée dans la mesure où vous étiez en état de menstruation au
moment où vous quittiez la Mecque.
La religion dispense la femme qui à ses
menstrues de la circumambulation d’adieu, conformément à ce Hadith d’Ibn Abbas :


« Il (le Prophète) a ordonné à ce que le dernier contact des gens
(pèlerins) soient avec la Maison sacrée (Kaâba) ; toutefois, il en a dispensé
les femmes qui ont leurs menstrues. »

Dans une autre version rapportée
par Abû Dawud :


« … que leur dernier contact avec la Maison sacrée
(Kaâba) soit la circumambulation. »


Et aussi parce que lorsque l’on
informa le Prophète que Safiyya avait déjà effectué la circumambulation al-Ifada
il a dit :
« Qu’elle parte donc ! »

Ceci montre bien que la femme qui a
ses menstrues est dispensée de la circumambulation d’adieu (Tawaf al-Wada’),
tandis qu'elle doit effectuer la circumambulation al-Ifada.


Etant donné
que c'est par ignorance que vous avez commis tous les interdits du Ihram, cela
ne porte pas préjudice à votre pèlerinage,
car celui qui, par ignorance, commet
des actes interdits par l’état de sacralisation (Ihram) n’est redevable de rien
du tout conformément à cette parole d’Allah :
{ Seigneur ne nous châtie
pas s’il nous arrive de commettre une erreur }
[ Sourate 2 – Verset 286 ]


Allah répondit alors dans un Hadith qodsi : ]« Je l’ai fait ». On peut
lire également dans le Coran :
{ Nul blâme sur vous pour ce que vous
faites par erreur, mais (vous serrez blâmez) pour ce que vos cœurs font
délibérément }


Par conséquent tous les interdits divins imposés à
l’individu en état de sacralisation, ne nécessitent rien s’ils sont transgressés
par erreur, par oubli ou sous la contrainte. Mais dès que l’individu n’a plus
d’excuse, il doit s’empresser de mettre fin à ces actes interdits.





Question 52 :

Si les lochies d’une femme débute le jour du
At-Tarwiya (huitième jour du mois du pèlerinage) et qu’elle poursuive
l’accomplissement des rites du pèlerinage, sauf la circumambulation et le
parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa. Ensuite elle constate qu’elle a en
principe recouvré sa pureté après dix jours. Doit-elle se laver pour se purifier
et accomplir le rite manquant à savoir la circumambulation du pèlerinage ?



Elle ne doit pas se laver et faire la circumambulation tant qu’elle
n’est pas sûre et certaine de sa pureté. Il apparaît d’après sa question où elle
emploie le terme « en principe », qu’elle n’a pas constaté une pureté totale ;
or elle doit constater une pureté totale du sang des lochies.
Dès qu’elle est
pure, elle fait ses ablutions rituelles et accomplit la circumambulation et le
parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa manquants.
Il n’y a aucun problème
si elle accomplit le parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa avant la
circumambulation car le Prophètefut interrogé durant son pèlerinage à propos de
celui qui fait le parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa avant la
circumambulation, et il répondit :
« Il n’y pas de reproche contre lui ».





Question 53 :

Une femme s’est mise en état de sacralisation
pour le pèlerinage depuis As-Sayl alors qu’elle avait ses menstrues. Quand elle
est arrivée à la Mecque, elle est partie à Djedda pour ses affaires. Là, elle a
recouvré sa pureté, a fait sa toilette rituelle et peigné ses cheveux, puis elle
a terminé les rites du pèlerinage. Est-ce que son pèlerinage est valide ?
Est-elle redevable de quelque chose ?


Son pèlerinage est correct et
valide et elle n’est redevable de rien du tout.





Question 54 :


En partant pour la ‘Umra, je suis passée par le Miqat (endroit fixé pour
se mettre en état d’Ihram) alors que j’avais mes menstrues. Donc je ne me suis
pas mise en état de sacralisation, et je suis restée à la Mecque jusqu'à ce que
j’aie recouvré ma pureté. Je me suis alors mise en état de sacralisation (Ihram)
depuis la Mecque. Est-ce que cela est autorisé ? Dans le cas contraire que
dois-je faire ?


Cet acte n’est pas licite et n’est pas permis. La
femme qui a l’intention de faire une ‘Umra ne doit pas aller au delà du Miqat
sans se mettre en état de sacralisation. Même si elle a ses menstrues, elle doit
se mettre en état de sacralisation
et celle-ci est effective et valide.
La
preuve de cela c’est la réponse que le Prophète fit à Asma bint Oumeice, femme
d’Abû Bakr qui accoucha dans le convoi du Prophète pour le pèlerinage d’adieu
alors qu’il avait campé à Dzoul Houlaifa (qui est le Miqat des pèlerins venant
de Médine). Elle dépêcha quelqu’un auprès du Prophète pour demander ce qu’elle
devait faire. Il lui répondit :
« Fais ta purification rituelle légale
et protège-toi d’un tissu (serviette hygiénique) puis mets-toi en état de
sacralisation. »


Le sang des menstrues étant similaire au sang des
lochies
, je dis alors à cette femme qui arrive au Miqat ayant ses menstrues,
qu’elle se purifie, et qu’elle se protège bien en appliquant des serviettes qui
empêchent l’écoulement et qu’elle se mette en état de sacralisation que se soit
pour le pèlerinage ou la ‘Umra. Mais si elle se met en état de sacralisation et
qu’elle arrive à la Mecque, elle ne doit pas se rendre à la Maison sacrée
(Kaâba) ni effectuer la circumambulation. Elle doit attendre de retrouver sa
pureté. C’est pour cela que le Prophète dit à Aïcha -qu’Allah soit satisfait
d’elle-, lorsqu'elle eut ses menstrues durant la ‘Umra :
« Fais donc
tout ce que fait un pèlerin à l’exception de la circumambulation jusqu'à ce que
tu recouvres ta pureté ».
[Rapporté par Al Boukhari et Mouslim.]

Dans
Sahih Al Boukhari également, Aïcha
[qu'Allah
soit satisfait d'elle]

mentionne
qu’après sa purification, elle fit
la circumambulation et le parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa.


D’où une
preuve supplémentaire que
si une femme entre en état de sacralisation pour un
pèlerinage (Hadj) ou une ‘Umra alors qu'elle a ses menstrues, ou si celles-ci
surviennent avant qu’elle n’ait eu le temps de faire la circumambulation, elle
ne doit pas l’accomplir.
Elle ne doit pas non plus faire le parcours entre les
monts As-Safa et Al-Marwa jusqu'à ce qu’elle recouvre sa pureté et se purifie.



Cependant si elle effectue la circumambulation tout en étant purifiée mais qu'à
la fin de cette dernière ses menstrues surviennent, elle poursuit ses rites et
fait le parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa même en étant en état de
menstrues. Elle se coupe les cheveux et termine ainsi sa ‘Umra.
Car la
purification n’est pas une condition nécessaire pour accomplir le parcours entre
les monts As-Safa et Al-Marwa.






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Safiya
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MessageSujet: Re: 60 interrogations sur les menstrues   Sam 18 Oct - 10:31

Question 55 :

Je suis venu de
Yanba en compagnie de ma femme. A notre arrivée à Djedda elle eut ses menstrues.
J’ai alors continué à faire la ‘Umra seul, sans ma femme. Quel est l’avis
juridique pour le cas de ma femme ?



Ta femme doit rester et attendre
la cessation de ses menstrues, puis accomplir sa ‘Umra, car le Prophète dit
lorsque Safiyya eut ses menstrues au cours du pèlerinage :
« Celle-là
va-t-elle nous bloquer ? ». On lui répondit qu’elle avait déjà fait la
circumambulation (Tawaf Al-Ifada), il dit alors : « Qu’elle parte donc (avec
nous) ! ».


Le fait que le Prophète ait dit :« Celle-là va-t-elle nous
bloquer ? »
, prouve que la femme ayant eu ses menstrues avant la
circumambulation Al-Ifada, doit attendre le moment où elle va recouvrer sa
pureté pour accomplir cette dernière
.

La circumambulation de la ‘Umra est
pareille à celle de Al-Ifada, car c’est un pilier de la ‘Umra. Si donc la femme
a ses menstrues pendant sa ‘Umra et avant la circumambulation, elle doit
attendre sa purification et ensuite effectuer cette circumambulation.





Question 56:

Est-ce que le lieu du parcours entre les monts
As-Safa et Al-Marwa fait partie de la Mosquée sacrée ? La femme qui a ses
menstrues peut-elle s’en approcher ? Celui qui entre dans la Mosquée sacrée par
le lieu du parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa, doit-il faire deux
Rak’a « prière de salutation de la mosquée »?


Le lieu du parcours
entre les monts As-Safa et Al-Marwa semble ne pas faire partie de la Mosquée
sacrée.
C’est pour cela d’ailleurs qu’un petit mur de séparation à été érigé
entre les deux, ce qui est à l’avantage des gens.


En effet, si le lieu du
parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa, était inclus dans la Mosquée et en
faisait partie, les femmes qui ont leurs menstrues après la circumambulation et
avant le parcours ne pourraient accomplir ce dernier.


Mon avis est que la femme ayant eu ses menstrues après la circumambulation et avant le parcours entre les
monts As-Safa et Al-Marwa accomplit quand même ce dernier car son site n'est pas
considéré comme faisant partie de la Mosquée sacrée
. Quant aux deux Rak’a de
salutation de la mosquée, on peut préconiser à celui qui fait le parcours après
la circumambulation et revient vers la Mosquée sacrée de les accomplir. Mais
s’il ne les fait pas, il n’aura commis aucun péché. Cependant il est préférable
qu’il profite de l’occasion et fasse ces deux Rak’a, notamment en considération
du mérite exceptionnel de la prière dans un tel endroit.





Question 57:

Une femme dit : « En faisant le pèlerinage j’ai eu mes menstrues. Mais
par pudeur je n’ai osé le dire à personne. Je suis alors entrée à la Mosquée
sacrée, j’y ai prié, j’ai accompli la circumambulation et le parcours entre les
monts As-Safa et Al-Marwa. Que dois-je faire tout en sachant que mes menstrues
sont survenues après les lochies ?


Il n’est pas licite à une femme
qui à ses menstrues ou ses lochies de faire la prière, que ce soit dans la
mosquée Sainte à la Mecque, dans son pays, ou dans n’importe quel endroit. En
effet, le Prophète dit à ce sujet :
« N'est-ce pas que la femme qui à
ses menstrues n’accomplit ni jeûne, ni prières ? ».


Et les musulmans
sont unanimes pour dire qu'il n'est pas permis à la femme qui a ses menstrues de
prier ou de jeûner.


Cette femme doit se repentir à Allah
et implorer Son pardon pour ce qu’elle
vient de faire.
Sa circumambulation durant ses menstrues n’est pas valide, mais
son parcours entre les monts As-Safa et Al-Marwa (Sa’y) reste valide, car l'avis
le plus plausible autorise en effet l’anticipation du parcours entre les monts
As-Safa et Al-Marwa par rapport à la circumambulation durant le pèlerinage.
Par
conséquent elle doit refaire la circumambulation, car la circumambulation
Al-Ifada est l’un des piliers du pèlerinage,
et ce n'est qu'après l'avoir
accomplie qu'on peut procéder à la deuxième désacralisation.


En conséquence,
cette femme-là, ne peut avoir de rapports sexuels avec son époux (si elle est
mariée) jusqu'à ce qu’elle effectue la circumambulation. Et elle ne peut
contracter d’acte de mariage (si elle n’est pas mariée) jusqu'à ce qu’elle fasse
la circumambulation. Et Allah
sait mieux.







Question 58 :

Si la
femme a ses menstrues le jour de « Arafat » que doit-elle faire ?



Si la femme a ses menstrues le jour de « Arafat »,elle poursuit
son pèlerinage et fait tout ce que les (autres) pèlerins font, hormis la
circumambulation autour de la Kaâba qu’elle doit retarder jusqu'à sa
purification.





Question 59 :

Une femme a eu ses menstrues après
avoir effectué le jet des cailloux au niveau de Jamarat Al-Aqaba et avant la
circumambulation Al-Ifada. Elle et son mari se trouvent dans un convoi auquel
ils sont liés. Que doit-elle faire sachant qu’elle ne pourra pas retourner aux
lieux Saints après ce voyage ?


Si elle ne peut pas revenir dans
les lieux Saints après sa purification, qu'elle se protège et effectue la
circumambulation Al-Ifada, car c’est un cas de force majeure et elle n’a aucun
péché.
Ensuite elle effectue le reste des rites du pèlerinage.





Question 60 :

Si la femme qui vient d’accoucher recouvre
sa pureté avant la période de 40 jours, son pèlerinage sera-t-il valide ? Et si
elle ne recouvre pas sa pureté que doit-elle faire tout en sachant qu’elle a
l’intention d’effectuer le pèlerinage ?


Si la femme qui vient
d’accoucher recouvre sa pureté avant la période de 40 jours,
elle fait sa
toilette rituelle légale, fait ses prières ainsi que tous les actes que les
femmes pures peuvent effectuer, y compris la circumambulation, car la durée des
lochies n’a pas de limite minimale.

Si elle n’en constate pas la pureté,
son pèlerinage reste valide, mais elle ne doit faire la circumambulation autour
de la Kaâba qu'après avoir recouvré sa pureté car
le Prophète a interdit à la
femme qui a ses menstrues et à celle qui a ses lochies de faire la
circumambulation dans ces états-là
.
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