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 Le pape ou le Coran

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Safiya
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Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Le pape ou le Coran   Sam 11 Oct - 13:32

Bismi-LLAH ar Rahman ar Rahim

Assalamu alaykum!

Voici un article paru dans Challenge.fr.
Je remercie ALLAH (swta) d'avoir permis que la perspicacité soit une réalité et que la vérité soit
proclamée à haute voix!
Et ceci ne viens pas de la bouche des musulmans ( pour les protagonistes qui chercheraient à faire passer la religion d'ALLAH pour ce qu'elle n'est pas).


André Comte-Sponville, philosophe, nous l'a redit à satiété : le capitalisme ne peut pas être moral, ni contre la morale. Il est tout simplement amoral. L'économie et la morale relevant, au sens pascalien, de deux ordres différents, tenter de conjuguer les deux ensemble relève du «barbarisme», rappelle l'auteur de l'excellent essai Le capitalisme est-il moral ? (éditions Albin Michel). Mais même pour ceux qui ne croient pas à l'ordre divin, quelle tentation, au moment où le pape est en visite en France, de chercher quelques repères sur l'économie dans les textes du Vatican.

Notre chroniqueur Robert Rochefort, qui cache derrière ses fonctions de directeur du Crédoc un attachement à la tradition des chrétiens sociaux, n'a pourtant rien trouvé de très récent en provenance de Rome (lire page 61). Rien en tout cas de très important depuis 1991, quand Jean-Paul II s'était essayé à l'économie dans son encyclique Centesimus annus, et qu'il y avait donné une justification du profit du bout de la crosse : la pierre angulaire du capitalisme y était reconnue tout au plus «comme un bon indicateur du fonctionnement de l'entreprise».

En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c'est plutôt le Coran qu'il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n'en serions pas là. Il ne faut pourtant pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l'argent ne doit pas produire de l'argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques; oubliés, les ABS et CDO que personne n'est capable de comprendre. Autrement dit, l'argent ne peut être utilisé que pour financer l'économie réelle. Il n'y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c'est qu'elles n'y sont pas entrées. Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l'argent, qu'il s'agisse des entreprises ou des particuliers : les personnes morales n'ont ainsi pas le droit de s'endetter au-delà de leur capitalisation boursière; quant aux personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement. Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle, Benoît XVI aura du mal à faire des sermons davantage puisés dans l'actualité.

Beaufils Vincent


Tiré de l'article source sur challenges.
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Safiya
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Messages : 448
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Le pape ou le Coran   Mer 19 Nov - 11:52

Wall Street, mûr pour adopter les principes de la Charia ?





Par Roland Laskine le 25 septembre 2008 8h35


En 1968, les étudiants écrivaient sur les murs qu'il est «interdit
d'interdire». Aujourd'hui, ces mêmes étudiants, dont une bonne partie
occupent des postes clés dans les entreprises ou l'administration
s'inquiètent de la crise financière et déclarent qu'il est «interdit de
laisser faire». L'heure est donc au resserrement des contrôles sur
toutes les places financières et surtout à la restriction des
opérations spéculatives qui ont largement contribué à aggraver la
crise. Lorsque Nicolas Sarkozy monte à la tribune de l'ONU
pour réclamer plus de contrôle et une meilleure régularisation des
règles du capitalisme, notre Président ne fait que traduire
l'exaspération générale de dizaines de millions d'épargnants dans le
monde victimes des agissements d'une poignée de banquiers
irresponsables. L'interdiction totale des ventes à découvert
sur les valeurs financières de part et d'autre de l'Atlantique et la
limitation des opérations à effets de leviers qui permettent de parier
sur 100 ou 500 en ne mettant sur la table d'une dizaine de dollars,
était sous doute nécessaire. A court terme, il était en effet important
d'éteindre l'incendie qui menace de se propager à l'ensemble de la
maison. La mise en œuvre de ces restrictions est beaucoup plus délicate.


Les «hedge funds» ne sont jamais à court d'idées pour spéculer

Si nos dirigeants financiers cherchent vraiment à limiter la spéculation,
rien de plus simple, il suffit d'appliquer des principes de la Charia
arrêtés sept cents ans auparavant : interdit de vendre des actifs que
vous ne possédez pas de façon effective ou de réaliser des opérations
de prêts d'argent moyennant rémunération. Interdit surtout de spéculer
sur les déboires d'une entreprise. Le seul moyen de s'enrichir c'est de
participer au développement d'une entreprise et d'en percevoir les
fruits en étant présent au capital. Des principes simples et
de bon sens que tous les détenteurs d'actions ou de contrats
d'assurance-vie indexés sur la Bourse auraient voulu voir appliqués
plus tôt. Le problème est que ces principes de gestion ne correspondent
ni à la tradition occidentale, ni à nos convictions religieuses. Pour
que le système fonctionne il faut surtout que tout le monde s'y
conforme en même temps. Car dans un monde où la spéculation est reine,
aucun titre - fut-il trié sur le volet - n'est à l'abri d'un mauvais
coup. Toute la difficulté pour les régulateurs consistera donc
trouver des règles communes à tous les intervenants et surtout
applicables à toutes les classes d'actifs. En limitant momentanément
des ventes à découvert sur les valeurs financières, les autorités de
marché prennent le risque de faire dévier la spéculation sur des titres
connexes, comme les biens de consommation ou l'automobile dont on peut
penser qu'ils seront eux aussi victimes de raréfaction de l'offre de
crédit de la part des banques. L'extrême volatilité du prix du baril de
pétrole qui a gagné plus de 15% en quelques heures en début de semaine
à New York montre que les «hedge funds» ne sont jamais à court d'idées
lorsqu'il s'agit d'alimenter la spéculation. Pour retrouver
son équilibre, le marché a besoin de sanctionner tous les excès commis
par les banques. Les mesures partielles mises en place ça et là peuvent
retarder la chute des maisons les plus vulnérables, mais elles n'ont
aucune chance de la stopper. Ce n'est qu'une fois que la bulle
immobilière et financière aura explosé, que le régulateur pourra
s'atteler à la mise en place d'une réglementation pus contraignante et
applicable à tous sans exception. Pour l'heure, même si nous
avons le sentiment que le dénouement de la crise est proche, il faut
reconnaître qu'il est bien difficile de revenir en Bourse en toute
confiance.

Lien source de l'article - Le journal des Finances
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